Le pouvoir prend le train EN MARCHE pour détruire un peu plus le service public à la Française en prétendant voler au secours du rail…

Publié Publié dans Communiqués

Communiqué de presse de l’Association des Syndicalistes et Salariés de France

 

 

L’Association des Syndicalistes et Salariés de France (ASSF) soutient pleinement les fédérations CGT, UNSA, SUD-Rail, CFDT et FO non représenté, qui ont averti le gouvernement «qu’elles réagiraient de manière forte et avec détermination s’il entendait utiliser l’ordonnance en tout ou partie dans le cadre de la nouvelle réforme ferroviaire», menaçant d’un conflit majeur.

 

Il s’agit pour ce gouvernement soumis aux injonctions de l’UE de favoriser par sa réforme le passage de certaines lignes à la concurrence – ce qui pourrait être possible pour les TER dès l’année 2019 – lancement de plans de départs volontaires, transfert chez les nouveaux exploitants des personnels avec perte du statut et gâteaux sous la cerise la suppression définitive du statut de cheminot pour toutes nouvelles embauches. Le tout annoncé dans le style inimitable des communicants du Macronnisme :

 

La réforme ne remettra pas en cause ce contrat moral passé avec les cheminots. Mais aux nouvelles générations, aux apprentis, nous disons qu’ils bénéficieront des garanties du code du travail. A l’avenir, il n’y aura plus de recrutement au statut.”

 

Ensuite, les deux principales composantes, SNCF Mobilités et SNCF Réseau, sont transformées en sociétés anonymes à capitaux publics, donc plus de garantie illimitée de l’Etat et la possibilité d’un dépeçage progressif de la nouvelle structure en fonction des appétits du secteur privé. Ainsi comment croire à la déclaration du gouvernement affirmant ne pas vouloir toucher aux petites lignes dans les territoires alors même que la privatisation de certaines lignes de TER remettra en cause les aides régionales en la matière, sous l’oeil scrupuleux des fonctionnaires Bruxellois.

 

Enfin l’essentiel de la réforme passera sous forme d’ordonnances malgré la majorité à la Chambre car le temps presse…

 

Le procédé est vieux comme le monde et après avoir tapé à bras raccourci sur la SNCF, sa dette et ses pannes à répétition en 2017, le gouvernement se présente en sauveur d’une bataille du rail qu’il va gagner à condition d’administrer à sa structure et ses personnels le remède de cheval précédemment exposé.

 

Le risque majeur, pour ceux qui comme nous défendons notre modèle social, est que la maladie soit vaincue mais le service public déclaré mort. Il convient donc de rester lucide sur les arguments avancés par les casseurs libéraux et leurs alliés ex Socialistes et Les Républicains toujours Macron-compatibles:

 

1 – la vétusté du réseau? Elle incombe à la direction de la compagnie qui a accepté depuis des années des arbitrages budgétaires exclusivement tournés vers le “Tout TGV” sans remettre en cause le diktat des ingénieurs de l’entreprise au détriment de la maintenance réseau .

2 – La dette accumulée? Il n’est pas choquant d’avoir un déficit dans une entreprise publique à condition que le service rendu le justifie par le principe de l’égalité des territoires, la qualité des prestations et une certaine redistribution sociale en fonction d’autres critères que ceux du marché. Mais il n’y a aucune fatalité au déficit public et une bonne gestion doit le comprimer.

3 – Il est sain d’ouvrir l’activité à la concurrence comme partout et pour tout? N’oublions ni les vagues de suicides à France Telecom ni la facture D’EDF-GDF qui devait fondre, nous avait-on assuré après la mise en concurrence !

4 – Est-il normal que les cheminots aient un statut privilégié alors que les agriculteurs retraités touchent de si petites retraites? Comme si la dégradation du sort des uns pouvait améliorer le sort des autres ! Non c’est l’ensemble des catégories qui voit leurs conditions de vie se dégrader aux bénéfices exclusifs de ceux qui jouissent du capitalisme sans frontière et ce ne sont donc ni les usagers, ni les cheminots ni le ferroviaire qui en profitent.

 

Nous sommes convaincus que les Français restent majoritairement attachés à la préservation de notre modèle social, si mis à mal par la politique néo-libérale du gouvernement Macron, agissant sous ordre de l’Union Européenne.

 

L’ASSF se tient aux côtés du mouvement syndical quand il sait s’unir pour défendre les fondamentaux d’un outil de travail qui participe à rendre la société Française vivable. Celui-ci doit tirer toutes les conséquences de notre privation de liberté et faire porter ses critiques sur l’origine de nos chaines, dont les clefs sont à Bruxelles.

La transition numérique doit pouvoir accompagner sereinement l’agriculture française de demain.

Publié Publié dans Communiqués
Communiqué de presse de Cyril Martinez :
Référents national Les Patriotes au Numérique et à l’Innovation.

 

Certains, à juste titre, estiment l’arrivée du numérique dans l’agriculture comme la troisième révolution agricole après la découverte de l’assolement et celle de la mécanisation et de la chimie. La transition numérique, qui fait émerger de nouveaux modes de vie et de fonctionnement, devra nécessairement se faire aussi dans le monde agricole. L’essor de la robotique et de la big data, notamment, bouleverse profondément l’ordre établi et heurte la chaîne des valeurs.
 

Face aux aléas économiques, climatiques ou encore sanitaires, l’agriculteur est confronté au défi du « produire plus et mieux » ; et ce dans un contexte toujours plus incertain, en particulier face à la concurrence déloyale, les changements climatiques et les traités de libre-échange qui finissent d’achever nos producteurs locaux. La transition numérique doit être un vecteur d’assainissement des conditions de travail et d’efficacité de l’agriculteur : dans le respect de la terre, du produit et du consommateur.
 

Cette révolution numérique doit s’anticiper, et sa transition mesurée sereinement. Le bond technologique ne doit pas favoriser un épuisement de la terre encore plus frénétique, des conditions de vie animales plus insalubres et des exploitations encore plus inhumaines. Au contraire, ces outils de demain, tels que la domotique ou les Technologies de l’information et de la communication, doivent garantir la désintermédiation des systèmes et l’indépendance des agriculteurs, aujourd’hui trop souvent exploités par des filiales et multinationales peu scrupuleuses. En cela, le rapport d’octobre 2015 de Stéphane Le Foll, Agriculture-Innovation 2025, est encourageant par certains aspects mais nécessite que l’État prenne ces enjeux à bras-le-corps.
 

Il est en effet essentiel que la France soit attentive quant à la valorisation des agroéquipements innovants qui accompagneront les agriculteurs à l’horizon 2025. Pour cela, elle doit s’imposer pour que ces équipements répondent au mieux aux performances sociales, économiques et environnementales. Particulièrement, elle doit s’assurer que ces futurs équipements ne soient pas les propriétés de grands groupes (Monsanto, John Deere, Google…) qui pourraient truster les données numériques et technologiques à leur seul profit. Elle doit également être garante de l’accompagnement des agriculteurs dans la transition numérique pour ne pas abandonner les moins avertis.

 

Les Patriotes encouragent de fait une transition numérique dans le monde agricole, aux seules conditions qu’elle soit sereine, respectueuse de l’agriculteur et des enjeux environnementaux, et qu’elle favorise l’émancipation progressive des producteurs auprès des grands groupes agroalimentaires, de sorte à retrouver une agriculture française pérenne et saine, à même de répondre aux nouveaux défis du XXIème siècle.