Encore une loi pour faire semblant de combattre la fraude et l’évasion fiscales.

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Communiqué de presse des Patriotes

 

Quelques mesurettes ont été annoncées dernièrement par le gouvernement pour combattre la fraude fiscale : la création d’une section spécialisée pour aider les magistrats dans les affaires complexes, la publication de la liste des fraudeurs en cas de condamnation pénale, l’utilisation d’algorithmes ou encore la énième promesse de revoir la liste des paradis fiscaux.

 

Toute la légèreté de cette loi apparaît avec la mesure de sanction administrative contre les cabinets d’avocat et sociétés de conseil ayant élaboré des montages frauduleux ou abusifs : ils pourront être pénalisés à hauteur de la moitié des honoraires perçus et ne conserver donc que la moitié des sommes gagnées en organisant la fraude ! Ces officines doivent être mortes de peur.

 

Le « verrou de Bercy » qui permet au ministre de l’économie d’empêcher la justice de poursuivre pénalement les fraudeurs fiscaux sera conservé, à moins qu’une mission parlementaire ne décide prochainement du contraire… La peur de poursuites pénales est pourtant la mesure la plus efficace pour dissuader les fraudeurs de commettre un délit. Mais ce verrou permet au gouvernement de protéger les puissants ou les personnes célèbres par simple décision du prince, ce qui à son tour génère de fortes pressions sur le gouvernement par les grands de ce monde lorsqu’ils sont rattrapés par le fisc.
 

La liste des paradis fiscaux ne comprend bien évidemment pas ceux qui font le plus de dégâts à nos recettes fiscales : le Luxembourg, l’Irlande, les Pays-Bas, le Lichtenstein, Malte, etc.
 

Si la fraude fiscale est coûteuse, l’évasion « légalisée » de nos recettes fiscales de TVA et d’impôts sur les sociétés vers le Luxembourg, les Pays-Bas, l’Irlande (etc.), tous membres de l’ « Union » Européenne et protégés par ses directives, nous coûte entre 60 et 80 Milliards d’euros par an soit l’équivalent de notre déficit public. Le verrou de l’Union Européenne est bien pire que le verrou de Bercy. Tant qu’il ne sera pas remis en cause, la France continuera à se faire piller sans pouvoir réagir.

Maternelles : il faut réduire le nombre d’enfants par classe.

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Communiqué de presse de Florian Philippot
Député français au Parlement européen,
Président des Patriotes.

 

Emmanuel Macron a annoncé l’abaissement de l’âge de la scolarité obligatoire de six à trois ans, à partir de la rentrée 2019. Si cette décision d’abaisser l’âge de l’instruction obligatoire à trois ans traduit une reconnaissance de l’école maternelle, elle n’en demeure pas moins une mesure symbolique qui a pour objectif de « frapper les esprits ».

 

La mesure ne concerne que 26 000 enfants. Le ministère de l’Education nationale annonce la création de 800 postes. Soit une moyenne de 32,5 élèves par classe. La mesure annoncée n’apparaît au mieux que comme une nouvelle opération de communication chère au président de la République.

 

En effet, le véritable enjeu pour l’école maternelle serait de réduire fortement les effectifs des classes qui comptent souvent entre 28 et 32 élèves. Dans de telles conditions, il est impossible d’impliquer personnellement un enfant dans les activités langagières si importantes pour son épanouissement et les apprentissages futurs.

 

Il est vrai que l’école maternelle a servi de variable d’ajustement, sous les gouvernements de Chirac et Sarkozy, afin de réduire les effectifs de la fonction publique. Le taux de scolarisation à deux ans est passé de 35% en 2000 à environ 11% en 2012 suite à la RGPP imposée par Sarkozy pour répondre aux critères budgétaires imposés par l’Union européenne. On se souvient des propos scandaleux du ministre Darcos en 2008 « Est-ce qu’il est vraiment logique, alors que nous sommes si soucieux de la bonne utilisation des crédits délégués par l’Etat, que nous fassions passer des concours bac +5 à des personnes dont la fonction va être essentiellement de faire faire des siestes à des enfants ou de leur changer les couches ? ».

 

S’ils se réjouissent de la reconnaissance de l’école maternelle, les Patriotes exigent que le gouvernement s’attaque au véritable problème, celui d’une réduction drastique du nombre d’élèves par classe. C’est le prix à payer pour réduire fortement et durablement l’échec scolaire et replacer le système éducatif français parmi les meilleurs des pays de l’OCDE.