Interdiction des néonicotinoïdes : il faut aller beaucoup plus loin

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Communiqué de presse de Mireille d’Ornano
Députée française au Parlement européen
Référente nationale à l’Ecologie.
 
 

L’interdiction votée vendredi par l’Union européenne de trois néonicotinoïdes tueurs d’abeilles est évidemment une avancée qu’on ne peut ignorer. Mais elle est infiniment trop timide au regard des enjeux en question.

 

En effet, ces insecticides sont la principale cause de la baisse massive de la population des abeilles sur le continent européen, ce qui a des conséquences très négatives sur la biodiversité.

 

Cette décision est nettement insuffisante : il existe d’autres néonicotinoïdes qui resteront autorisés et dont les effets dévastateurs sont répertoriés, comme le thiaclopride notamment. La France a quant à elle décidé d’interdire les néonicotinoïdes à partir de septembre 2018 et de ne plus accepter de dérogations en 2020. J’avais pour ma part proposé au Parlement européen un amendement prévoyant l’interdiction immédiate au niveau européen de tous les néonicotinoïdes, malheureusement non voté par une majorité de députés, du fait des pressions exercées par les lobbies.

 

Le manque d’indépendance des décisions prises au niveau européen explique leur dramatique faiblesse. Il est urgent d’agir contre les néonicotinoïdes, parce que la biodiversité se meurt rapidement.

 

Cet exemple le montre. Il est plus que temps d’organiser le départ de la France de cette machine absurde qu’est l’Union européenne afin de retrouver la possibilité de prendre des décisions efficaces et permettant la sauvegarde de l’environnement et de la vie sur terre.

Face à un énième « plan banlieues », Les Patriotes pour un « plan territoires oubliés »

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Communiqué de presse de Florian Philippot
Député français au Parlement européen,
Président des Patriotes.

 

Face à un énième « plan banlieues », Les Patriotes pour un « plan territoires oubliés »

Jean-Louis Borloo a remis aujourd’hui au Gouvernement son rapport sur les banlieues françaises. Force est de constater que demander un tel rapport à un homme qui fut Ministre de la Ville il y a presque 20 ans n’était pas une bonne idée, tant les propositions qui figurent dans ce document sentent le déjà vu. Comme si, depuis le premier « plan banlieue » mis en œuvre en 1977 par Raymond Barre, rien n’avait changé.

 

C’est ainsi que M. Borloo propose de mettre sur la table 48 milliards d’euros pour la rénovation urbaine, après tant et tant d’autres dizaines de milliards consacrés à la Politique de la Ville pour des résultats décevants. Entre 2003 et 2012 par exemple, ce sont 40 milliards qui ont été dépensés au nom du « plan Borloo », déjà lui !

 

Concernant le reste des propositions, il est alarmant de constater une multiplication des dépenses : est ainsi envisagée la création de 6 000 postes d’ « adultes relais », 500 postes de « correspondants de nuit », et 5 000 postes de « coachs d’insertion… par le sport ». Les services publics ne peuvent pas être délégués à des associations qui parfois détournent leur raison sociale et versent dans le communautarisme, mais doivent être renforcés dans leurs moyens.

 

Dans la même veine, il est proposé la création de 216 « Maisons Marianne » pour « protéger » les femmes de banlieues, sans que l’on sache ce que cela veut dire concrètement : les protéger de quoi ? De qui ? Par quoi passerait concrètement cette protection ? Aucune réponse n’est apportée, pour un projet pourtant conséquent pour les finances publiques, et alors même que l’on sait que c’est l’islamisme qui bride la liberté des femmes dans certaines banlieues, et que rien n’est dit à ce sujet dans le rapport

 

Évidemment, certaines mesures plus anecdotiques peuvent paraître intéressantes, comme « l’académie des leaders », les petits déjeuners et repas gratuits à la cantine, ou les investissements nécessaires dans le fonctionnement du RER, mais elles mériteraient de ne pas être réservées aux seules banlieues.

 

En effet, l’approche adoptée dans ce rapport est démodée : il conviendrait plutôt, pour ne pas diviser davantage une société française déjà fracturée, de mettre en place un « plan territoires oubliés ».

 

Ces « territoires oubliés » de la République ne sont pas tous situés en banlieue, et beaucoup sont des territoires ruraux très pauvres qui voient de surcroit leurs services publics fermer les uns après les autres.

 

Les Patriotes suggèrent donc au Président Macron de confier à une personnalité, reconnue au-delà de tous clivages, la mission d’élaborer un grand « plan territoires oubliés » par lequel des investissements seraient réalisés en banlieue et l’ordre républicain rétabli, pour que l’argent versé soit vraiment utile et que les réalisations effectuées ne soient pas immédiatement dégradées comme c’est le cas depuis trop longtemps.

 

Ce plan répondrait également aux besoins des territoires ruraux délaissés en relevant les services publics abimés par l’austérité imposée par l’UE et en développant une politique des grands travaux – infrastructures routières notamment. Pour tous, enfin, l’élaboration de pédagogies efficaces à l’école, l’apprentissage du roman national ou la limitation de l’immigration, seront autant d’éléments à même de réduire les inégalités et favoriser l’assimilation de tous à l’identité française. Ainsi et seulement ainsi tous les enfants de la République pourront disposer des mêmes chances de réussite.