Suppression de l’« exit tax » : Macron, grand protecteur de l’exil fiscal.

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Communiqué de presse de Florian Philippot
Député français au Parlement européen,
Président des Patriotes.

 

Après la flat-tax à 30 % et la suppression de l’ISF pour les plus fortunés, Emmanuel Macron s’apprête à faire un nouveau cadeau fiscal aux plus riches en supprimant l’« exit tax », un impôt mis en place par Nicolas Sarkozy en 2012 et qui touchait essentiellement les gros propriétaires d’actions déplaçant leur résidence fiscale à l’étranger.

 

Si cet impôt n’a pas enrayé le phénomène de l’exil fiscal très largement permis par les règles internes de l’Union européenne, il n’en demeure pas moins que sa suppression et les justifications employées par Emmanuel Macron sont scandaleuses. Comme une provocation, cette annonce, qui prendra effet en 2019, a au surplus été faite le 1er mai, jour des travailleurs et de la justice sociale, au magazine Forbes.

 

Le président Macron ose ainsi expliquer que cet impôt dissuaderait les « entrepreneurs » de lancer leurs projets en France car « au-delà d’un certain seuil », dit-il, « vous êtes pénalisé si vous quittez la France ».

 

Sans vergogne, le Président de la République se pose donc en protecteur de ceux qui quittent notre pays pour de basses raisons fiscales.

 

Cette approche est d’autant plus révoltante que les start-up se lançant en France bénéficient d’une multitude d’aides publiques, qu’elles soient financières ou administratives. M.Macron ne voit donc aucun problème à ce que les propriétaires de start-up, une fois ces dernières devenues bénéficiaires, s’en aillent sans verser aucune redevance au pays qui les a aidés.

 

Evidemment, les lanceurs de start-up ne sont pas les vrais bénéficiaires de cette réforme. Celle-ci s’adresse en réalité aux plus grosses fortunes françaises, dont le portefeuille d’actions ne sera plus taxé au gré de leurs exils fiscaux. Macron a définitivement choisi son camp : celui des plus privilégiés.