Révélations au Sénat : M.Benalla a-t-il jamais eu la moindre sanction ?

Publié Publié dans Communiqués
Communiqué de presse de Florian Philippot

Député français au Parlement européen,
Président des Patriotes.

 

Les déclarations du directeur de cabinet de M.Macron devant le Sénat ce jour, au sujet de la prétendue suspension de 15 jours infligée en mai à M.Benalla, dévoilent le pot aux roses : tout porte à croire qu’en réalité M.Benalla n’a jamais eu la moindre sanction.

 

En effet, M.Strzoda a déclaré que M.Benalla n’avait eu aucune retenue sur salaire en mai, ni dans les mois qui ont suivi, et que cette retenue s’appliquerait en prélevant des jours sur le quota de congés non pris de M.Benalla, dans le cadre de son licenciement. Cette déclaration contredit totalement les propos du porte-parole de l’Elysée.

 

Au-delà de cette procédure qui interroge (les congés étant des droits acquis), c’est bien l’absence de toute sanction au moment des faits que cette révélation met en évidence, ce qui expliquerait que M.Benalla ait continué ses missions soi-disant retirées ensuite.

 

Cela rejoint également la première version de M.Gibelin selon qui cette sanction, dont il n’avait pas connaissance, n’avait de fait jamais été appliquée.

 

Il est grand temps que M.Macron cesse de prendre les Français pour des idiots et qu’il dise enfin la vérité sur ce que l’on pressent tous. Cette histoire de sanction semble avoir été inventée de toutes pièces après les révélations de la presse. Une telle accumulation de mensonges devient insupportable et pose un problème politique majeur, tant la confiance entre les Français et l’exécutif est désormais rompue.

Affaire Benalla : Macron plus méprisant que jamais fuit les Français

Publié Publié dans Communiqués

Communiqué de presse de Florian Philippot

Député français au Parlement européen,
Président des Patriotes.

 

En refusant de s’expliquer devant les Français mais en fanfaronnant hier soir devant sa cour partisane d’En Marche, le président de la République ne répond pas au malaise grandissant qui entoure l’affaire Benalla.

 

Au contraire, c’est le registre de la provocation qu’Emmanuel Macron a choisi, en se déclarant certes seul responsable de ce cirque, mais pour n’en tirer aucune conséquence pratique et même pire en ajoutant « qu’il n’y a qu’à aller le chercher »… Provocation d’un président qui sait qu’il est protégé par une immunité totale. Mais provocation qui risque fort de se retourner contre lui tant l’exaspération des Français est grande devant tant de mépris. L’histoire nous a montré qu’il n’est jamais bon de jouer avec les sentiments populaires.

 

En refusant de donner des explications précises sur le rôle de Benalla et sa bande, les liens d’utilité entretenus par le pouvoir présidentiel avec une forme de milice privée, la raison des avantages exorbitants dont bénéficiait Benalla, le président Macron dit assumer ses responsabilités mais ne le fait en aucune manière. Il préfère attaquer la presse, l’opposition et le parlement.

 

Hier en audition devant le Sénat, les représentants des syndicats de policiers ont dépeint un Benalla exécrable, tout puissant, capable de faire régner « la terreur » parmi les professionnels de la sécurité au service de l’Etat : Macron n’en dit rien alors qu’il est le chef de cet État.

 

Les Patriotes demandent au président de la République de parler sérieusement et dignement devant les Français, sans fuir aucune question, et de sortir de cette attitude provocatrice et méprisante. S’il ne s’en estime pas capable, qu’il en tire rapidement les conclusions qui s’imposeront à lui.

Monsieur Benalla doit être auditionné par les parlementaires.

Publié Publié dans Communiqués
Communiqué de presse de Florian Philippot

Député français au Parlement européen,
Président des Patriotes.

 

Les Patriotes demandent solennellement aux parlementaires d’inscrire à l’ordre du jour de leurs auditions monsieur Benalla, personnage central de cette affaire d’État, cité par tous mais entendu par personne.

 

Bien que mis en examen, rien ne s’oppose en effet à ce que monsieur Benalla soit entendu par les différentes Commissions d’enquête de l’Assemblée nationale et du Sénat, dès lors que les questions posées ne portent pas sur les faits pour lesquels il est poursuivi. Ceci permettrait notamment d’avoir la version de monsieur Benalla sur les points suivants, parmi les plus sensibles politiquement :

 

– M.Benalla confirme-t-il s’être vu notifier par sa hiérarchie une suspension de 15 jours dans le cadre d’une sanction administrative ? Cette sanction, fût-elle notifiée, a-t-elle été effective ? M.Benalla confirme-t-il, comme le prétend sa hiérarchie, n’avoir participé à aucune réunion de travail dans le temps de sa supposée suspension ?

 

– Comment M.Benalla définit-il ses fonctions au sein du cabinet présidentiel ?

 

– Comment M.Benalla justifie-t-il les nombreux avantages dont il a été gratifié, avant et après sa supposée sanction ? Comment les a-t-il obtenus ? Etait-ce sur sa demande ou à l’initiative de sa hiérarchie, et pourquoi ?

 

– Quelle est la nature de ses liens avec le couple présidentiel ? Ceux-ci dépassent-ils le cadre strictement professionnel ? Cette position pourrait-elle expliquer ce qui s’apparente à d’authentiques faveurs ?

 

– Comment M.Benalla justifie-t-il son intégration comme expert au sein de la réserve de la gendarmerie nationale et son grade de Lieutenant-Colonel ?

 

– Pour quelles raisons M.Benalla bénéficiait-il d’un badge H à l’Assemblée Nationale ? Quand en a-t-il fait usage et pourquoi ?

 

D’autres questions pourraient évidemment être posées tant ce scandale compte de nombreux tiroirs, mais il apparaît indispensable que cette audition ait lieu pour que toute la vérité soit faite et que la République sorte renforcée et non pas gravement affaiblie par cette affaire d’État sans précédent.