L’État pactise avec les GAFAM : alerte rouge pour notre souveraineté et notre démocratie !

Publié Publié dans Communiqués
Communiqué de Cyril Martinez
Référent national au Numérique et à l’Innovation
 
  Le gouvernement Philippe, piloté par Emmanuel Macron, vient aujourd’hui de signer des accords avec quatre des cinq grandes multinationales américaines du numérique, les GAFAM, pour collaborer dans des secteurs clefs de notre pays. Microsoft a ainsi signé un accord avec l’Éducation nationale et avec le ministère des Armées. Facebook et Google s’apprêtent à former les chômeurs en partenariat avec Pôle Emploi. Enfin, Amazon apporte désormais ses services d’hébergement à distance à des opérateurs du service public (comme la SNCF ou Radio France). Après le sommet « Tech for Good » à l’Élysée, Emmanuel Macron n’en est plus à son coup d’essai et ne cesse de faire des ronds-de-jambe aux tout-puissants du numérique. 
 
  Si les produits et les services de ces entreprises sont salués pour leur qualité (qui est réelle), ces accords n’en restent pas moins dangereux pour notre souveraineté et notre démocratie. Outre le fait qu’il s’agit d’acteurs étrangers qui – pour la plupart – ne respectent pas les obligations fiscales, les révélations faites en 2013 par Edward Snowden sur l’espionnage, la commercialisation et l’utilisation des données privées des utilisateurs devraient susciter une levée de boucliers.
 
  Emmanuel Macron ne cesse de brader nos souverainetés et de mettre en danger les citoyens français. Des secteurs aussi critiques que l’Éducation nationale ou l’emploi ne peuvent pas dépendre d’entreprises privées étrangères dont l’unique objectif est le rendement à tout prix. Il est impératif de mettre en place davantage de régulations et un grand plan d’encadrement des activités des GAFAM sur le sol français.   
 
  Aux Patriotes, nous souhaitons rendre aux autorités françaises leur pleine autonomie contre la toute-puissance des GAFAM. Notre mouvement est favorable à la supervision d’un système d’exploitation souverain, capable de fournir une alternative solide à Windows, Android et autres iOS étrangers. Cette idée n’a cessé d’être évoquée par les gouvernements successifs, mais aucun d’entre eux n’a eu le courage de la mener à terme. Il existe pourtant dans ce domaine des initiatives concrètes qui méritent d’être soutenues, comme celle de l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes de l’Information (ANSSI).
 
  Ce beau projet redonnerait à la France une grande part de sa souveraineté, en plus de lui permettre de retrouver une place importante sur la scène mondiale du numérique.