Entrée en vigueur de la loi EGalim : un nouveau coup dur pour le pouvoir d’achat !

Publié Publié dans Communiqués

Communiqué de presse de Carole Aranda
Référent national Les Patriotes à l’Agriculture

Du 20 juillet au 21 décembre derniers, des Etats-généraux de l’alimentation étaient censés prendre en compte les préoccupations des Français quant à leur alimentation ainsi qu’apporter des solutions face à la situation catastrophique du monde agricole. Il faut croire que, encore une fois, ces grands débats n’ont servi à rien. La seule réponse apportée est la loi Egalim, qui, avec son application, sera un nouveau coup dur pour le pouvoir d’achat des Français. Elle comprend notamment une hausse des taxes allant jusqu’à 10% sur de nombreux produits consommés par les classes moyennes et populaires.

Pour tenter de faire accepter l’inacceptable, le gouvernement prétend par ces mesures soutenir le revenu des agriculteurs. Or, la grande distribution appliquant déjà des marges importantes sur les produits agricoles non transformés est quant à elle exclue des réajustements tarifaires qui auraient pu bénéficier aux agriculteurs sans pour autant impacter le pouvoir d’achat des Français.

Cette loi ne fait que profiter une fois de plus les grandes multinationales et les plus riches au détriment des ménages. Le gouvernement rajoute de l’huile sur le feu, dans un contexte social lourd où depuis le 17 novembre, les Gilets Jaunes manifestent pour une meilleure justice sociale.

Les Patriotes s’opposent donc naturellement à cette nouvelle loi qui contribue à aggraver davantage l’injustice fiscale. Au contraire, notre mouvement est favorable à une véritable politique agricole inscrite dans une démarche écologique et sociale tout à fait cohérente : libre utilisation des semences paysannes afin d’améliorer les trésoreries de nos agriculteurs et préserver le capital biodiversité, traçabilité obligatoire pour les produits importés (particulièrement sur le miel, dont une grande partie est importé directement de Chine), tout en renforçant les circuits courts et la réduction importante des intermédiaires. Entre autres, nous prônons la suppression de la TVA pour les produits de première nécessité ainsi que la fin des traités de libre-échanges dangereux pour nos agriculteurs, la santé publique et l’environnement.

Bien évidemment, nous ne pourrons être réellement les acteurs de cette grande dynamique écologique, sociale et environnementale, qu’en sortant de l’Union européenne, qui est sous l’influence des plus gros lobbies agroalimentaires et qui nous enferme dans un libre-échangisme total.

La transition numérique doit pouvoir accompagner sereinement l’agriculture française de demain.

Publié Publié dans Communiqués
Communiqué de presse de Cyril Martinez :
Référents national Les Patriotes au Numérique et à l’Innovation.

 

Certains, à juste titre, estiment l’arrivée du numérique dans l’agriculture comme la troisième révolution agricole après la découverte de l’assolement et celle de la mécanisation et de la chimie. La transition numérique, qui fait émerger de nouveaux modes de vie et de fonctionnement, devra nécessairement se faire aussi dans le monde agricole. L’essor de la robotique et de la big data, notamment, bouleverse profondément l’ordre établi et heurte la chaîne des valeurs.
 

Face aux aléas économiques, climatiques ou encore sanitaires, l’agriculteur est confronté au défi du « produire plus et mieux » ; et ce dans un contexte toujours plus incertain, en particulier face à la concurrence déloyale, les changements climatiques et les traités de libre-échange qui finissent d’achever nos producteurs locaux. La transition numérique doit être un vecteur d’assainissement des conditions de travail et d’efficacité de l’agriculteur : dans le respect de la terre, du produit et du consommateur.
 

Cette révolution numérique doit s’anticiper, et sa transition mesurée sereinement. Le bond technologique ne doit pas favoriser un épuisement de la terre encore plus frénétique, des conditions de vie animales plus insalubres et des exploitations encore plus inhumaines. Au contraire, ces outils de demain, tels que la domotique ou les Technologies de l’information et de la communication, doivent garantir la désintermédiation des systèmes et l’indépendance des agriculteurs, aujourd’hui trop souvent exploités par des filiales et multinationales peu scrupuleuses. En cela, le rapport d’octobre 2015 de Stéphane Le Foll, Agriculture-Innovation 2025, est encourageant par certains aspects mais nécessite que l’État prenne ces enjeux à bras-le-corps.
 

Il est en effet essentiel que la France soit attentive quant à la valorisation des agroéquipements innovants qui accompagneront les agriculteurs à l’horizon 2025. Pour cela, elle doit s’imposer pour que ces équipements répondent au mieux aux performances sociales, économiques et environnementales. Particulièrement, elle doit s’assurer que ces futurs équipements ne soient pas les propriétés de grands groupes (Monsanto, John Deere, Google…) qui pourraient truster les données numériques et technologiques à leur seul profit. Elle doit également être garante de l’accompagnement des agriculteurs dans la transition numérique pour ne pas abandonner les moins avertis.

 

Les Patriotes encouragent de fait une transition numérique dans le monde agricole, aux seules conditions qu’elle soit sereine, respectueuse de l’agriculteur et des enjeux environnementaux, et qu’elle favorise l’émancipation progressive des producteurs auprès des grands groupes agroalimentaires, de sorte à retrouver une agriculture française pérenne et saine, à même de répondre aux nouveaux défis du XXIème siècle.