Armées : un projet de LPM et déjà des fragilités

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Communiqué de presse de Christian Blanchon
Référent national aux questions de Défense.
Général (2S).

 

La nouvelle Loi de Programmation Militaire qui a été présentée lors du Conseil des ministres de ce 8 février se voudrait ambitieuse dans la mesure où elle fixe une trajectoire financière devant théoriquement permettre au budget du ministère des Armées d’atteindre un montant équivalent à 2% du PIB d’ici 2025.

 

L’objectif premier de ce projet de LPM est de « régénérer » les armées, après des années d’opérations extérieures intenses. Il prévoit ainsi 295 milliards d’euros de dépenses militaires et la création de 6.000 nouveaux postes, essentiellement pour le renseignement et la cyberdéfense. On notera qu’entre 2005 et 2015 les armées ont perdu 60.000 postes.

 

L’armée de Terre a, en grande partie, obtenu ce qu’elle voulait. Le programme Scorpion sera accéléré, avec 50% de nouveaux véhicules blindés médians (Griffon, Jaguar) livrés d’ici 2025. 150 Griffon supplémentaires seront commandés. Des études sur le char de combat du futur seront, sans surprise, lancées.

 

Pour la Marine nationale, il est prévu de commander non plus trois mais quatre nouveaux pétroliers-ravitailleurs, destinés à remplacer les Bâtiments de commandement et de ravitaillement (BCR) à bout de souffle. Le programme visant à renouveler les patrouilleurs hauturiers sera (enfin) lancé : il ne pouvait guère en être autrement, sauf à risquer des ruptures capacitaires susceptibles de durer. En outre, elle disposera d’un second navire spécialisé dans le recueil du renseignement. Quant au futur porte-avions, promesse de campagne, il en restera au stade des études…

 

S’agissant de l’armée de l’Air, elle ne devrait pas obtenir plus d’avions de combat, contrairement à ce qu’espérait son chef d’état-major. Ce qui risque de poser quelques problèmes à l’avenir, au vu de sollicitations auxquelles elle a été soumise ces dernières années.

 

Toutefois, les aviateurs disposeront de 8 avions légers de surveillance et le renouvellement des ravitailleurs C-135FR/KC-135 sera accéléré et amplifié, avec la commande de 3 A-330 MRTT « Phénix » supplémentaires.

 

La dissuasion nucléaire, dont il est prévu de renouveler les deux composantes (océanique et aéroportée), devrait absorber 37 milliards d’euros de crédits au cours de cette LPM, soit un peu plus de 6 milliards par an.

 

Si ce projet de LPM se veut ambitieux, il n’en reste pas moins qu’il présente, comme les précédents (en témoignent les programmes qui seront lancés alors qu’ils auraient dû l’être depuis longtemps, comme cela avait été prévu) quelques points de vigilance, si ce n’est de fragilité.

 

En premier lieu, ce texte s’appliquera sur une période plus longue (7 années) que les précédents de cette nature (3 à 5 ans). Et, évidemment, l’effort financier le plus important sera fait à partir de… 2023, c’est à dire après le quinquennat en cours.

En effet, comme prévu, le budget des armées augmentera de 1,7 milliard d’euros jusqu’en 2022. Pour atteindre les 2% du PIB, il devra afficher une hausse de plus de 3 milliards d’euros par la suite. À charge au gouvernement qui sera en place à ce moment-là de respecter cet objectif. Cependant, une clause de « revoyure » est prévue en 2021, ce qui permettra éventuellement de revoir la trajectoire en fonction des données macroéconomiques et surtout de la croissance économique.

 

Une autre fragilité porte sur le financement des opérations extérieures. Une provision de 450 millions avait été prévue par l’actuelle LPM, la différence étant comblée par un financement interministériel. Désormais, il ne sera plus question d’user de cette ficelle, le ministère des Armées devant prendre à sa charge la quasi-totalité des surcoûts d’ici 2020 (à hauteur de 1 milliard d’euros).

 

Dernière fragilité potentielle, le projet de LPM n’évoque nullement le futur service national universel. Est-on bien certain que le budget des armées ne sera pas impacté ?

 

Pour Les Patriotes, un effort réellement inédit en matière de défense consisterait à augmenter le budget des armées à 2 % du PIB dès 2019, puis à tendre vers les 3 % d’ici la fin du quinquennat.

 

L’augmentation significative des effectifs des armées, la construction d’un second porte-avions, l’augmentation du nombre d’avions de combat en ligne sont autant d’impératifs majeurs à prendre en considération dès maintenant pour permettre à nos armées de rester une puissance mondiale militaire digne de ce nom.

Service militaire universel : Macron en passe d’abandonner totalement ce projet

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Communiqué de Christian Blanchon
Référent national aux questions de Défense
Général (2S)

 

Le 18 mars 2017, lors d’un discours sur la politique de défense, Emmanuel Macron annonça son intention, s’il était élu président, d’instaurer un « service militaire universel » d’un mois, que tout jeune, fille comme garçon, serait tenu d’effectuer dans un délai de trois ans après son 18e anniversaire.

 

« Chaque jeune Français ira ainsi à la rencontre de ses concitoyens, fera l’expérience de la mixité sociale et de la cohésion républicaine durant un mois », avait alors fait valoir M. Macron, pour qui ce service militaire universel devait permettre aussi de disposer d’un « réservoir mobilisable complémentaire de la Garde nationale », en cas de crise et de « renforcer le lien armée nation ».

Le coût de ce service militaire universel, avait été estimé à 15/20 milliards d’euros pour sa mise en place et à 1,5/3 milliards d’euros par an en « régime de croisière ». Et ces sommes ne devaient pas être prises en charge par le budget du ministère des Armées.

 

Au moment où M. Macron fit cette annonce, plusieurs responsables politiques, de droite comme de gauche, plaidaient aussi pour ce retour du service militaire. Une idée par ailleurs populaire au sein de l’opinion publique (à hauteur de 60 à 80%, selon les sondages).

 

Finalement, à en croire une information donnée par France info, la piste privilégiée (du moins par les députés chargés de remettre un rapport sur ce sujet) serait de mettre en place un « parcours citoyen » en lieu et place d’un service national obligatoire. Cette solution aurait l’avantage d’être peu coûteuse.

 

Ce « parcours citoyen » commencerait ainsi dès le collège, avec une semaine par an dédiée à « la défense et à la sécurité, mais aussi aux gestes qui sauvent, aux droits et devoirs, ou à la mémoire », explique France info. Une seconde étape serait prévue en classe de seconde, avec « une semaine d’immersion pour favoriser la mixité sociale et les valeurs fraternelles ». Enfin, en dernier lieu, un passeport « citoyen » serait délivré à chaque jeune afin de lui permettre de « prolonger son engagement après ses 16 ans s’il le souhaite » et de lui offrir « certaines facilités, comme entre autres, un accès simplifié et moins cher au permis de conduire. »

 

Au bilan, on passe bien d’une promesse électorale largement plébiscitée par l’ensemble des partis politiques comme des électeurs à un abandon total de l’objectif initial : cohésion sociale et esprit de défense.

 

Pour les Patriotes, un service national universel de quatre mois est tout à fait envisageable. Deux mois seraient consacrés à une formation militaire de base pour inculquer l’esprit de défense et les principes fondamentaux de discipline et d’autorité. Les deux autres mois se dérouleraient sous la forme d’un service civique au sein de services publics (hôpitaux, pompiers, SAMU social, etc.).

Pour accueillir et former les nouveaux conscrits, un besoin de 200 centres (en moyenne deux par départements) avec leur encadrement serait nécessaire.

 

Le prix à payer ? Celui d’un modèle de société qui retrouve la volonté de vivre ensemble au-delà de tous les clivages.

Communiqué de presse des Patriotes

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Les Patriotes poursuivent leur structuration locale et ont désigné ce jour 7 nouveaux référents départementaux ainsi qu’un premier référent international pour la Russie et la CEI.

 

En outre, 4 nouveaux référents thématiques nationaux ont été nommés : le général Christian Blanchon (Défense), Julien Acard (Formation professionnelle),  Alain Avello (Ecole) et Guillaume Kaznowski (Sport).

 

Les Patriotes rappellent que ces nominations sont provisoires et seront confirmées par les adhérents eux-mêmes lors de l’Evénement fondateur de début 2018.

 

L’ensemble de la liste est progressivement mise à jour et consultable à l’adresse suivante : https://www.mouvement-lespatriotes.fr/referents-locaux-et-thematiques/