30% des colonies d’abeilles sont mortes l’hiver dernier : il est temps de réagir !

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Communiqué de presse de Mireille d’Ornano
Député français au Parlement européen
Référente nationale à l’Ecologie
Une enquête du ministère de l’Agriculture montre que 30% des colonies d’abeilles sont mortes dans les ruches françaises au cours de l’hiver dernier. En un seul trimestre, la mortalité a atteint le niveau habituellement constaté sur une année entière.
Les abeilles disparaissent en France chaque année un peu plus vite. La disparition de ce sympathique insecte pollinisateur, essentiel à la reproduction de très nombreuses plantes, est une menace existentielle pour notre production agricole, pour la biodiversité, et in fine pour l’homme.
Les coupables principaux sont connus : ce sont les pesticides qui au mieux les affaiblissent, fragilisant les abeilles qui meurent ensuite de maladies parasitaires, au pire les tuent. Parmi ces pesticides, les néonicotinoïdes sont clairement identifiés comme les principaux responsables.
Face à cette menace existentielle, Les Patriotes réclament un grand plan pour sauver les abeilles en France. L’agriculture biologique doit être développée très rapidement puis généralisée si on veut mettre un terme à cette hécatombe. Détaxer la nourriture biologique, faciliter et accélérer les conversions avec des moyens financiers adéquats pour ensuite imposer une agriculture sans pesticides sur tout le territoire sont des moyens indispensables à la réussite de ce combat. De toute urgence, tous les néonicotinoïdes et pesticides apparentés doivent être interdits, sans aucune dérogation. Bien entendu, les agriculteurs français doivent être protégés d’une concurrence internationale déloyale afin de pouvoir réaliser dans de bonnes conditions cette transformation de notre modèle agricole.

Didier Guillaume à l’agriculture : le glyphosate a de beaux jours devant lui !

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Communiqué de presse de Mireille d’Ornano
Députée française au Parlement européen
Référente nationale à l’Ecologie.

 

Les défenseurs de l’environnement ont beaucoup d’inquiétudes à nourrir après le remaniement gouvernemental qui vient d’avoir lieu.

 

La nomination récente de François de Rugy comme ministre de la Transition écologique et solidaire n’invitait pas à la confiance quant à la sincérité du gouvernement dans sa défense de l’environnement, et notamment dans sa lutte contre les pesticides. En effet, alors président de l’Assemblée nationale, François de Rugy avait organisé en mai dernier les conditions d’un vote négatif sur un amendement inscrivant dans la loi l’interdiction du glyphosate d’ici 3 ans.

 

La nomination aujourd’hui de Didier Guillaume comme ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation ne sera pas de nature à nous rassurer. Tout laisse à penser que Didier Guillaume sera le même défenseur d’une agriculture productiviste et totalement soumise aux injonctions de Bruxelles que son prédécesseur. Il est notamment à déplorer que Didier Guillaume, alors sénateur de la Drôme, se soit prononcé contre un amendement similaire d’interdiction du glyphosate soumis au vote du Sénat en juillet 2018.

 

Le duo Hulot-Travert avait été une catastrophe dans la lutte contre les pesticides, le gouvernement s’étant honteusement soumis aux lobbies industriels, de l’aveu même de l’ancien ministre de l’environnement. Tout mène à croire aujourd’hui que le nouveau duo Rugy-Guillaume sera aussi inefficace pour résister aux injonctions européennes en matière de pesticides.

 

Les Patriotes rappellent qu’aucune politique écologique sérieuse ne sera possible tant que la France sera soumise à l’Union européenne, et que le frexit est une condition indispensable à l’évacuation des pesticides les plus dangereux de nos champs et de nos assiettes.

Révélations sur le règlement Reach : l’Union européenne au service des lobbies chimiques contre la santé publique et l’environnement.

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Communiqué de presse de Mireille d’Ornano
Députée française au Parlement européen

 

L’Institut fédéral allemand d’évaluation des risques (BfR), pourtant réputé proche de l’industrie chimique allemande, publie une étude cherchant à éprouver l’efficacité du règlement européen Reach de 2007, règlement censé encadrer la commercialisation des substances chimiques.

Le règlement s’applique à toutes les entreprises qui produisent, importent ou utilisent ces substances à partir d’un certain niveau. L’enregistrement de ces substances est obligatoire auprès de l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA), ainsi que la fourniture d’informations sur la toxicité, les risques pour la santé publique et l’environnement, et les mesures prises en conséquence.

L’étude publiée par le BfR montre que dans 32% des cas analysés, les données sont « non conformes », c’est-à-dire soit absentes, soit largement imprécises ou insuffisantes.

Ces résultats sont alarmants, d’autant plus qu’ils concernent des substances aux effets délétères prouvés (cancérogènes, mutagènes, reprotoxiques, etc.), comme le bisphénol A ou encore les phtalates.

L’ECHA n’est chargée en réalité de contrôler que 5% des dossiers qui lui sont soumis, et n’apparaît pas du tout à la hauteur de l’enjeu, tant en ce qui concerne les moyens dont elle dispose que la volonté politique de privilégier l’intérêt général aux profits commerciaux. Ainsi donne-t-elle sans contrôle son accord pour la commercialisation de substances suspectes.

Le règlement Reach apparaît ainsi comme un échec patent voire un système organisé pour faciliter la commercialisation de substances potentiellement dangereuses, au plus grand bénéfice des lobbies chimiques.

Les Patriotes considèrent que le fait d’avoir confié l’encadrement de la commercialisation des substances chimiques à une autorité européenne sur le sérieux de laquelle la France ne peut avoir aucune garantie est une hérésie. Dans cette affaire comme dans tant d’autres, l’Union européenne apparaît comme l’amie des puissances industrielles et de l’argent, au mépris total de la santé publique et de l’environnement. Ce énième scandale doit nous amener à la seule position qui vaille : il est urgent de quitter l’Union européenne.