Révélations sur le règlement Reach : l’Union européenne au service des lobbies chimiques contre la santé publique et l’environnement.

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Communiqué de presse de Mireille d’Ornano
Députée française au Parlement européen

 

L’Institut fédéral allemand d’évaluation des risques (BfR), pourtant réputé proche de l’industrie chimique allemande, publie une étude cherchant à éprouver l’efficacité du règlement européen Reach de 2007, règlement censé encadrer la commercialisation des substances chimiques.

Le règlement s’applique à toutes les entreprises qui produisent, importent ou utilisent ces substances à partir d’un certain niveau. L’enregistrement de ces substances est obligatoire auprès de l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA), ainsi que la fourniture d’informations sur la toxicité, les risques pour la santé publique et l’environnement, et les mesures prises en conséquence.

L’étude publiée par le BfR montre que dans 32% des cas analysés, les données sont « non conformes », c’est-à-dire soit absentes, soit largement imprécises ou insuffisantes.

Ces résultats sont alarmants, d’autant plus qu’ils concernent des substances aux effets délétères prouvés (cancérogènes, mutagènes, reprotoxiques, etc.), comme le bisphénol A ou encore les phtalates.

L’ECHA n’est chargée en réalité de contrôler que 5% des dossiers qui lui sont soumis, et n’apparaît pas du tout à la hauteur de l’enjeu, tant en ce qui concerne les moyens dont elle dispose que la volonté politique de privilégier l’intérêt général aux profits commerciaux. Ainsi donne-t-elle sans contrôle son accord pour la commercialisation de substances suspectes.

Le règlement Reach apparaît ainsi comme un échec patent voire un système organisé pour faciliter la commercialisation de substances potentiellement dangereuses, au plus grand bénéfice des lobbies chimiques.

Les Patriotes considèrent que le fait d’avoir confié l’encadrement de la commercialisation des substances chimiques à une autorité européenne sur le sérieux de laquelle la France ne peut avoir aucune garantie est une hérésie. Dans cette affaire comme dans tant d’autres, l’Union européenne apparaît comme l’amie des puissances industrielles et de l’argent, au mépris total de la santé publique et de l’environnement. Ce énième scandale doit nous amener à la seule position qui vaille : il est urgent de quitter l’Union européenne.

Report du remaniement : le gouvernement perd tout crédit, les illusions tombent.

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Communiqué de presse de Florian Philippot
Député français au Parlement européen
Président des Patriotes

 

Depuis le départ de Gérard Collomb il y a maintenant plus d’une semaine, Emmanuel Macron et Edouard Philippe sont incapables de remanier leur gouvernement.
 
Manifestement, ils essuient beaucoup de refus, la macronie n’étant plus du tout attractive. Bon nombre de personnalités refusent de se faire embarquer dans cette aventure que d’importants piliers ont déjà fuie ces derniers temps, et qui part totalement en vrille depuis l’affaire Benalla.
 
Pendant ce temps-là, il n’y a personne pour diriger le ministère de l’Intérieur et s’occuper de la sécurité des Français.
 
C’est l’enseignement principal de cette séquence : la confiance dans Emmanuel Macron s’est effondrée, tant au niveau du personnel politique que des Français.
 
Son autorité déjà était diminuée par les départs des ministres et par des comportements inappropriés, comme à Saint-Martin ou lors des rencontres avec les Français. L’épisode du remaniement montre que c’est aussi sa crédibilité qui s’affaisse.
 
Impopulaire, indigne de confiance, pas crédible : c’est ainsi, 18 mois après une élection euphorique que les Français considèrent désormais leur président. Cela n’étonne guère si l’on rejoint le constat des Patriotes. Tous les gouvernements que nous avons connus ces dernières années finissent de plus en plus rapidement dans cette situation, parce qu’ils apparaissent tels qu’ils sont : des valets de la Commission européenne. En restant dans l’Union européenne, il n’est pas possible de mener une politique différente que celle menée depuis longtemps : austérité, hausse des inégalités, immigration massive, abandon des services publics, etc. Il est aujourd’hui navrant de voir que même les partis d’opposition veulent se lancer dans ce théâtre politicien en refusant désormais de quitter l’Union européenne et en se contentant de la vague et éternelle promesse “changer l’Europe”.
 
La crise du remaniement le rappelle pourtant fondamentalement : le politique sera toujours en crise tant qu’il restera impuissant à agir vraiment, et donc tant que la France ne sera pas souveraine.

La France doit conserver pour elle et pour le monde son siège au Conseil de sécurité de l’ONU

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Communiqué de presse de Bertrand Dutheil de La Rochère
Référent Les Patriotes pour la Politique étrangère
 
Le bruit court avec insistance, un diplomate allemand s’en est même déjà réjoui : Emmanuel Macron s’apprêterait à brader le siège de membre permanent que la France détient au Conseil de sécurité des Nations-Unies. Serait-il transféré à l’Union européenne ? Serait-il partagé avec l’Allemagne ? Peu importe : dans tous les cas, la France serait sacrifiée, la France serait dépouillée, la France serait abaissée !
 
Voilà plus de quarante ans que trop de gouvernements français se sont ingéniés à déconstruire la grandeur française au nom de la construction européenne. Après avoir démantelé son industrie, après s’être attaqués à son agriculture, désormais ils s’en prennent aux instruments de sa souveraineté. Ce siège de membre permanent permet à notre pays de faire entendre sa voix dans le monde. Et ce n’est pas une vaine illusion. Chacun se souvient, par exemple, de notre lucide prise de position contre l’invasion de l’Irak en 2003. Et puis, l’étape d’après s’esquisse déjà : la presse allemande demande un droit de regard sur notre force de dissuasion nucléaire.
 
Les Patriotes savent que la puissance de la France est un tout, tant économique que politique. Nous avons besoin de tous nos outils. L’abandon de cette position serait un signe du renoncement à exister, une trahison existentielle, tout en étant une conséquence logique de l’irréformable piège européen dans lequel notre pays est englué. Seul le Frexit nous permettra de nous en sortir. Un premier pas pourra être fait en votant en mai prochain pour la liste menée par Florian Philippot.