Communiqué de presse des Patriotes

Publié Publié dans Communiqués

Les Patriotes, premier mouvement participatif, renforce son Agora Patriote

 

Depuis ce matin, l’Agora Patriote compte un dixième forum de débats, consacré à l’ordre républicain et la Justice.

 

L’Agora est une plate-forme participative inaugurée en juillet dernier sur le site des Patriotes, qui permet aux patriotes de lancer des sujets de discussion au sein de dix thématiques, d’échanger, de débattre, d’apporter des arguments, de l’expertise, des compétences, des points de vue citoyens.

 

Ces thématiques recouvrent aussi bien la Défense nationale que l’innovation et le numérique, les coopérations internationales, le modèle économique, l’école, le bien-être, la santé ou l’écologie.

 

Ces échanges, de l’ordre de plusieurs centaines chaque jour, ne restent pas sans suite. Le premier livret thématique des Patriotes, qui sera consacré à la cybersécurité, s’inspirera ainsi largement des contributions sur la plate-forme.
 

Notre ambition est de continuer à développer et moderniser l’Agora, pour en faire un lieu central de construction d’idées, un réacteur dans la vie démocratique du mouvement.

Communiqué de presse de Mireille d’Ornano

Publié Publié dans Communiqués
Référente nationale à l’Ecologie,
Députée française au Parlement européen.

Inaction coupable du gouvernement : demandons l’interdiction immédiate du glyphosate et de tous les néonicotinoïdes.

 

Nicolas Hulot a confirmé ce matin que le gouvernement français n’a toujours pas fixé de calendrier précis pour l’interdiction du glyphosate, cet herbicide utilisé dans des proportions considérables en France alors même que le Centre international de recherche sur le cancer l’a classé comme cancérogène probable dès 2015.

 

Stéphane Travert, le ministre de l’Agriculture, demande un délai de 5 à 7 ans, quand Nicolas Hulot indique que l’interdiction devra intervenir au cours du quinquennat.

 

En somme, la position française est à peine plus courageuse que celle de la Commission européenne, qui souhaite renouveler l’autorisation d’utilisation du glyphosate pour 10 ans encore.

 

L’influence des industriels producteurs de glyphosate est largement connue s’agissant des décisions prises par les autorités européennes (l’Agence européenne de sécurité des aliments a ainsi été mise en cause pour avoir pris ses décisions sur la base de recherches effectuées par les industriels eux-mêmes). Il ne faudrait pas que cette influence s’étende aux décisions prises par le gouvernement français qui doit être beaucoup plus indépendant et sérieux sur le sujet.

 

Au nom de la santé des Français, il importe ainsi de décider maintenant de son interdiction et de faire en sorte qu’au 1er janvier 2019, date où le glyphosate sera interdit à la vente au public, son utilisation ne soit plus possible au sein des exploitations agricoles. Des techniques de substitution existent déjà, et les aides publiques doivent être orientées pour favoriser une transition qui n’impacte pas les revenus des agriculteurs.

 

Dans le même temps, toujours selon les dires de Nicolas Hulot, le sujet des néonicotinoïdes, substances chimiques qui détruisent les abeilles, n’est lui non plus pas tranché par le gouvernement. En effet, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) a autorisé la mise sur le marché d’un nouveau néonicotinoïde, le sulfoxaflor, alors même que c’est l’interdiction de tous les néonicotinoïdes qui est à l’étude.

 

Sur ce sujet aussi, l’urgence de la protection des abeilles, indispensable à la sauvegarde de la biodiversité, impose que les décisions les plus fermes soient prises. Le rapport que j’ai fait voter la semaine dernière au Parlement européen demande ainsi une interdiction immédiate et sans dérogation de tous les néonicotinoïdes.

 

Nicolas Hulot et le gouvernement seraient bien inspirés de s’asseoir sur la décision scandaleuse de l’ANSES et d’imposer immédiatement l’interdiction de cette nouvelle molécule tueuse d’abeilles, sans attendre qu’un nouvel avis soit donné.

 

Protection de la santé des consommateurs, protection de la biodiversité : ce sont des exigences qui doivent dépasser les intérêts des industriels et les résistances des partisans d’une agriculture toujours plus intensive, guidée par le seul objectif de la productivité. Les Patriotes demandent ainsi au gouvernement des mesures d’interdictions fermes et immédiates, dans l’intérêt du peuple français.

Communiqué de presse de Florian Philippot

Publié Publié dans Communiqués
Député français au Parlement européen,
Président des Patriotes.

PLFSS 2018 : l’acte II de l’injustice sociale et fiscale du président Macron.

 

Le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS), qui doit être présenté cette semaine à l’Assemblée Nationale, est à l’image du projet de loi de finances (PLF) présenté la semaine dernière, tout aussi injuste et profondément anti-social.

 

Comme toujours avec la politique du président Macron, les choses ne sont présentées que d’un point de vue comptable, sans tenir compte des réalités humaines et matérielles. Pour la ministre de la Santé Agnès Buzyn, ce sont ainsi « 30 % des dépenses de l’Assurance maladie » qui ne seraient pas « pertinentes », une déclaration aussi irresponsable que peu étayée, alors que derrière se cache une réalité qui fait mal : l’hôpital public est en crise, les déserts médicaux s’étendent et de plus en plus de Français renoncent aux soins.

 

Le PLFSS 2018 contient un cortège rare de mesures néfastes pour la santé et le pouvoir d’achat des Français. A la hausse massive et généralisée de la CSG, qui va plus particulièrement frapper les retraités, viennent s’ajouter d’autres décisions injustes comme l’augmentation dès le 1er janvier prochain de deux euros du forfait hospitalier, à la charge des patients, passant ainsi de 18 à 20 euros, ou encore la modification des critères d’attribution de la PAJE (Prestation d’Accueil du Jeune Enfant) qui va sortir du champ des bénéficiaires près de 10 % des familles qui pouvaient encore y prétendre, aggravant les difficultés financières des familles modestes.

 

Le PLFSS 2018 est bien évidemment marqué du sceau de l’austérité bruxelloise. Si certaines mesures cherchent à faire illusion, comme l’augmentation (bien qu’insuffisante) de l’AAH et de l’ASPA, c’est bien un programme d’économies sévères sur la santé des Français qui va être opéré, lesquels devront de toute façon payer, soit par des contributions directes, soit par la hausse des tarifs des mutuelles.

 

Si personne ne nie qu’il faille faire des économies, Les Patriotes s’opposent à ce que celles-ci se fassent sur le dos des usagers de la Santé, d’autant que d’autres pistes existent. Il faut par exemple investir massivement dans la modernisation de notre système de santé, ce que le gouvernement ne prévoit pas. Les nouvelles technologies permettant de développer « l’e-santé » existent et c’est sur elles qu’il faut s’appuyer pour améliorer la prévention, le suivi des patients et éviter les actes répétitifs et inutiles, source potentiellement majeure d’économies ; il faut également engager avec les laboratoires pharmaceutiques un véritable bras de fer pour limiter les prix de certains médicaments et favoriser la production des versions génériques.