Communiqué de presse de Mireille d’Ornano

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Référente nationale à l’Ecologie,
Députée française au Parlement européen.

Inaction coupable du gouvernement : demandons l’interdiction immédiate du glyphosate et de tous les néonicotinoïdes.

 

Nicolas Hulot a confirmé ce matin que le gouvernement français n’a toujours pas fixé de calendrier précis pour l’interdiction du glyphosate, cet herbicide utilisé dans des proportions considérables en France alors même que le Centre international de recherche sur le cancer l’a classé comme cancérogène probable dès 2015.

 

Stéphane Travert, le ministre de l’Agriculture, demande un délai de 5 à 7 ans, quand Nicolas Hulot indique que l’interdiction devra intervenir au cours du quinquennat.

 

En somme, la position française est à peine plus courageuse que celle de la Commission européenne, qui souhaite renouveler l’autorisation d’utilisation du glyphosate pour 10 ans encore.

 

L’influence des industriels producteurs de glyphosate est largement connue s’agissant des décisions prises par les autorités européennes (l’Agence européenne de sécurité des aliments a ainsi été mise en cause pour avoir pris ses décisions sur la base de recherches effectuées par les industriels eux-mêmes). Il ne faudrait pas que cette influence s’étende aux décisions prises par le gouvernement français qui doit être beaucoup plus indépendant et sérieux sur le sujet.

 

Au nom de la santé des Français, il importe ainsi de décider maintenant de son interdiction et de faire en sorte qu’au 1er janvier 2019, date où le glyphosate sera interdit à la vente au public, son utilisation ne soit plus possible au sein des exploitations agricoles. Des techniques de substitution existent déjà, et les aides publiques doivent être orientées pour favoriser une transition qui n’impacte pas les revenus des agriculteurs.

 

Dans le même temps, toujours selon les dires de Nicolas Hulot, le sujet des néonicotinoïdes, substances chimiques qui détruisent les abeilles, n’est lui non plus pas tranché par le gouvernement. En effet, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) a autorisé la mise sur le marché d’un nouveau néonicotinoïde, le sulfoxaflor, alors même que c’est l’interdiction de tous les néonicotinoïdes qui est à l’étude.

 

Sur ce sujet aussi, l’urgence de la protection des abeilles, indispensable à la sauvegarde de la biodiversité, impose que les décisions les plus fermes soient prises. Le rapport que j’ai fait voter la semaine dernière au Parlement européen demande ainsi une interdiction immédiate et sans dérogation de tous les néonicotinoïdes.

 

Nicolas Hulot et le gouvernement seraient bien inspirés de s’asseoir sur la décision scandaleuse de l’ANSES et d’imposer immédiatement l’interdiction de cette nouvelle molécule tueuse d’abeilles, sans attendre qu’un nouvel avis soit donné.

 

Protection de la santé des consommateurs, protection de la biodiversité : ce sont des exigences qui doivent dépasser les intérêts des industriels et les résistances des partisans d’une agriculture toujours plus intensive, guidée par le seul objectif de la productivité. Les Patriotes demandent ainsi au gouvernement des mesures d’interdictions fermes et immédiates, dans l’intérêt du peuple français.

Communiqué de presse de Florian Philippot

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Député français au Parlement européen,
Président des Patriotes.

PLFSS 2018 : l’acte II de l’injustice sociale et fiscale du président Macron.

 

Le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS), qui doit être présenté cette semaine à l’Assemblée Nationale, est à l’image du projet de loi de finances (PLF) présenté la semaine dernière, tout aussi injuste et profondément anti-social.

 

Comme toujours avec la politique du président Macron, les choses ne sont présentées que d’un point de vue comptable, sans tenir compte des réalités humaines et matérielles. Pour la ministre de la Santé Agnès Buzyn, ce sont ainsi « 30 % des dépenses de l’Assurance maladie » qui ne seraient pas « pertinentes », une déclaration aussi irresponsable que peu étayée, alors que derrière se cache une réalité qui fait mal : l’hôpital public est en crise, les déserts médicaux s’étendent et de plus en plus de Français renoncent aux soins.

 

Le PLFSS 2018 contient un cortège rare de mesures néfastes pour la santé et le pouvoir d’achat des Français. A la hausse massive et généralisée de la CSG, qui va plus particulièrement frapper les retraités, viennent s’ajouter d’autres décisions injustes comme l’augmentation dès le 1er janvier prochain de deux euros du forfait hospitalier, à la charge des patients, passant ainsi de 18 à 20 euros, ou encore la modification des critères d’attribution de la PAJE (Prestation d’Accueil du Jeune Enfant) qui va sortir du champ des bénéficiaires près de 10 % des familles qui pouvaient encore y prétendre, aggravant les difficultés financières des familles modestes.

 

Le PLFSS 2018 est bien évidemment marqué du sceau de l’austérité bruxelloise. Si certaines mesures cherchent à faire illusion, comme l’augmentation (bien qu’insuffisante) de l’AAH et de l’ASPA, c’est bien un programme d’économies sévères sur la santé des Français qui va être opéré, lesquels devront de toute façon payer, soit par des contributions directes, soit par la hausse des tarifs des mutuelles.

 

Si personne ne nie qu’il faille faire des économies, Les Patriotes s’opposent à ce que celles-ci se fassent sur le dos des usagers de la Santé, d’autant que d’autres pistes existent. Il faut par exemple investir massivement dans la modernisation de notre système de santé, ce que le gouvernement ne prévoit pas. Les nouvelles technologies permettant de développer « l’e-santé » existent et c’est sur elles qu’il faut s’appuyer pour améliorer la prévention, le suivi des patients et éviter les actes répétitifs et inutiles, source potentiellement majeure d’économies ; il faut également engager avec les laboratoires pharmaceutiques un véritable bras de fer pour limiter les prix de certains médicaments et favoriser la production des versions génériques.

Communiqué de presse de Florian Philippot

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Député français au Parlement européen,
Président des Patriotes.

Macron brasse du vent sur l’Europe.

 

Emmanuel Macron avait, pendant la campagne présidentielle, puis après son élection, notamment dans son discours de la Sorbonne, mis en avant sa volonté de réformer l’Europe et vanté l’énergie qu’il devait consacrer à cette fin. Ses ambitions concernant l’évolution de l’Union européenne se trouvent à l’opposé des nôtres, dans la mesure où la plupart des projets qu’il envisage sont d’inspiration fédéraliste, quand nous considérons qu’il est urgent de nous défaire de l’Union européenne et de bâtir une Europe de la coopération entre nations indépendantes sur des objectifs concrets et utiles.

 

Il est intéressant de constater aujourd’hui, à l’issue du deuxième Conseil européen depuis l’élection présidentielle de mai dernier, que M. Macron ne parvient en rien à faire avancer ses propres propositions, et que son “énergie” semble se consommer sans effet notable. C’est une preuve manifeste qu’il est impossible de réformer l’Union européenne, quelles que soient d’ailleurs les options de réformes envisagées.

 

En particulier, M. Macron ne parviendra en rien à construire cette “Europe qui protège”, objectif qui fut le sien comme celui de tant d’autres dans la classe politique française depuis 30 ans. Comme ses prédécesseurs, et comme la plupart des dirigeants politiques français, M. Macron berce en effet les Français d’illusions quand il leur promet une hypothétique protection venant de Bruxelles face aux conséquences désastreuses de la mondialisation sauvage. Car il est dans l’ADN de l’Union européenne de faire avancer le libre échange intégral et la concurrence déloyale, contre l’intérêt des peuples.

 

Ainsi, sur les dossiers emblématiques de la taxation des GAFA ou des travailleurs détachés, on constate que les propositions d’Emmanuel Macron, déjà bien timides, restent lettre morte. Quant au sujet éminemment inquiétant des multiples accords commerciaux que l’UE souhaite signer, il n’a même pas fait l’objet de discussions lors de ce sommet.

 

Les Patriotes tiennent aux Français un discours de vérité sur l’Union européenne : celle-ci ne pourra jamais protéger les Français ni leur apporter la prospérité. Elle est un instrument servant des intérêts financiers qui ne sont pas ceux du peuple. Il est vital pour la France d’organiser avec méthode et courage la fin de sa participation à cette aventure qui n’a que trop duré.