Communiqués

Démission de Nicolas Hulot : oui, la France doit retrouver ses moyens d’action, sa souveraineté pour pouvoir mettre en œuvre sa transition écologique.

communiqué de presse du collectif Nouvelle Ecologie

 

Nicolas Hulot démissionne. Ce matin sur France Inter, il en a donné la raison : il ne pouvait rien faire pour la protection de l’environnement.

 

 
Concernant la question la plus importante, le climat, le protocole de Kyoto conclu pour réduire les gaz à effet de serre a 21 ans. Reconnaissons-le, c’est un échec : les émissions de CO2 continuent à augmenter inexorablement. Les entreprises privées, elles, ont fait leur travail et les technologies nécessaires à la réalisation de la transition énergétique sont maintenant au point : énergies renouvelables à un prix équivalent aux énergies classiques, stockage par les batteries et l’hydrogène, véhicules de transport électriques ou à pile à combustible. L’Etat en revanche n’a presque rien fait. Comme le dit Nicolas Hulot, les contraintes budgétaires l’empêchaient de faire ce qu’il devait faire et c’est bien Bruxelles qui est en cause avec son austérité imbécile et sa volonté de ligoter l’Etat, l’instrument qui nous permet de réaliser ensemble nos projets collectifs. Et la liste de ce qui manque à la France pour agir est longue : il manque l’Etat stratège pour coordonner les entreprises privées dans la mise en place massive des  innovations, il manque la commande publique réservée aux entreprises produisant en France et le protectionnisme intelligent pour que la transition écologique crée des emplois en France, il manque la possibilité de créer de la monnaie pour faire grandir ce projet d’intérêt général. Ce sont des conditions sine qua non pour que l’Etat puisse agir avec force, ce sont aussi des conditions sine qua non pour que les Français adhèrent pleinement à notre transition écologique. Décidemment, Nicolas Hulot n’a pas à se fustiger ou à regretter sa démission, il ne pouvait presque rien faire dans le cadre actuel.
 

 

Les Patriotes veulent en finir avec cette écologie purement verbale, donneuse de leçon sans solution, qui agace tout le monde. Il faut maintenant passer à l’action, mettre en place un « New Deal » écologique. Il s’agit d’un plan clair, rationnel, que nous avons proposé et qui permet de réaliser rapidement la transition vers une agriculture respectueuse de notre environnement et le passage de la France à des énergies sans CO2.  Ce plan sera aussi un facteur de relance de l’emploi et de l’économie, il est plein d’espoir et de promesses pour notre jeunesse et pour notre pays.
 

 

Oui, il faut que la France retrouve ses moyens d’action, qu’elle se libère de Bruxelles et de ses règles absurdes pour nous permettre de protéger notre environnement, de transmettre à nos enfants un monde vivable.