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En sortir ! Pour sortir du chômage de masse – Épisode 5

Un jour, un mouvement politique appelé En Marche a mis le pays à l’arrêt…

Je poursuis, malgré tout…Ce feuilleton: En sortir pour sortir du chômage de masse, cinquième épisode, car notre humaine condition nous pousse toujours vers l’après. Même si le terme d’après est ici impropre, nous devrions plutôt parler d’avec, car nous devrons sans doute apprendre à vivre avec les Coronas, plus méchants que naguère. Mais la pensée se projette toujours et l’homo-politicus ne saurait y échapper. C’est aussi pour moi une façon de m’évader du confinement délétère que nous subissons très nombreux aujourd’hui.
Nos concitoyens à cet égard étaient comme tout le monde, ils pensaient à eux-mêmes, autrement dit, ils étaient humanistes: ils ne croyaient pas aux fléaux. Le fléau n’est pas à la mesure de l’homme, on croit qu’il va passer. On se dit donc que le fléau est irréel, c’est un mauvais rêve qui va passer. Mais il ne passe pas toujours et, de mauvais rêve en mauvais rêve, ce sont les hommes qui passent, et les humanistes en premier lieu, parce qu’ils n’ont pas pris leurs précautions», dit le narrateur de La Peste.
Impressionnant d’actualité! En effet, nos gouvernants n’ont pas voulu y croire, ils ont même moqués ceux qui osaient mettre en garde contre le fléau. Le premier cas décelé en France est le 24 janvier, et quarante-trois jours après le sept mars nos gouvernants sont toujours aussi incrédules, Macron se promènent ostensiblement avec madame aux alentours du palais pour se rendre au théâtre. Il montrait ainsi aux Français qu’il n’y avait aucune raison d’avoir peur. Il était bien cet humaniste des Lumières qui entraîne tout le monde à la catastrophe et il est toujours cet humaniste invétéré qui veut nous faire croire qu’il est à la tête aujourd’hui du monde dans le combat contre ce fléau comme ce 24 avril, jour de sa déclaration à l’adresse de tous les chefs d’Etat et tous les organismes de santé internationaux.
Orage et tout s’éclaire… Il est urgent de rallumer autrement les Lumières!
La réalité des faits montre un exécutif totalement incapable de gérer l’épidémie puisque nous sommes le troisième pays le plus touché au monde au prorata de sa population. Incapable de produire les masques en quantité suffisante qu’ils ont choisi de commander en Chine et que l’on attend toujours, incapable de mobiliser l’appareil productif français, incapable de réquisitionner, incapable de récupérer le stock de masques existants, incapable de décréter donc le port du masque obligatoire en mentant à la place sur sa prétendue inefficacité.
Les lumières est une philosophie qui érige l’égoïsme en système pour les filous adroits. Maximilien Robespierre
Un spectacle affligeant, mortifère et qui nous ridiculise auprès des chancelleries étrangères où tout le monde a compris que le président français n’était qu’un bouffon d’opérette, il ne lui prête par conséquent plus aucun crédit, malgré sa surenchère verbale et ses gesticulations humanistes se permettant sans vergogne de proposer à la communauté internationale l’abandon de la dette africaine! Des propos de candidat à la présidentielle, complètement hors sujet, décalé et prouvant son profond déphasage avec le moment présent.
Ce n’est plus seulement certains territoires de la république qui sont perdus aujourd’hui mais c’est la France qui s’essouffle…

Le gouvernement de la France a été un des moins réactifs de la planète car il a très longtemps enfoui sa tête dans le sable en croyant comme la pauvre autruche que cela suffirait à éloigner le fléau. Supporters italiens de football à Lyon, premier tour des élections municipales non reporté à cause de considérations politiques liées à la décision du gouvernement de passer en force en imposant l’article 49-3 de la constitution pour accélérer la réforme des retraites au parlement. Une concomitance de date fâcheuse qui aurait pu faire passer le président humaniste pour un vulgaire dictateur qui en veut à la démocratie. Alors il a demandé aux candidats aux municipales, ce qu’ils en pensaient et d’abord à son premier ministre, qui terminait deux mois de campagne au Havre et devinez quoi: il n’était pas favorable au report des élections! Comme tous les candidats engagés dans cette élection…Mme Buzyn non plus… Ils étaient en fait les dernières personnes à qui l’on pouvait demander leur avis! Mais ainsi tout le monde politique étant mouillé, Macron pouvait maintenir le vote. Frontières Françaises grandes ouvertes aux pays riverains quand nos voisins fermaient où à tout le moins testaient les Français entrants sur leur territoire, des frontières toujours ouvertes aux vols continentaux arrivant à Roissy II; la France enfin seul pays de l’U.E à conserver le libre accès de son sol aux ressortissants chinois quand tous les autres sans exception fermaient leurs frontières.
Le pronostic vital de la France est engagé et ce peut être salutaire si nous savons faire preuve d’une résilience politique révolutionnaire
La pandémie mondiale, qui a déjà connu des précédents dans l’histoire contemporaine mais moins virulente, touche cette fois très durement la France et rares sont nos compatriotes qui ne déplorent pas un proche, un ami, une connaissance victime de ce fléau. Une épidémie révélatrice d’un Etat qui depuis plus de 10 ans perd tous ses repères et in fine ne protège plus les Français.
Le confinement est donc devenu inévitable à cause du déni de l’épidémie des trois premiers mois et le dé-confinement du 11 mai est sur toutes les lèvres dans des expressions interrogatives, dubitatives et souvent angoissées. L’Etat défaillant et incapable décide l’ultime protection. Le confinement intégale, en général pris en dernier ressort ou limité spatialement et accompagné d’autres mesures. En France ce fut la première et la dernière mesure prise d’ailleurs en catastrophe et donc brutalement par ce gouvernement qui n’a pas cessé de nous mentir sur les tests, les masques et les médicaments. Les pays équipés préventivement contre une pandémie ou qui ont su se mobiliser et anticiper la montée de l’épidémie comme Taiwan, le Japon, la Russie, la Corée du sud, Singapour, le Portugal, l’Allemagne, le Vietnam, Cuba, la Grèce, le Maroc par exemple, ont su faire face et déplorent infiniment moins de morts que ceux qui nous accablent. Les cinq pays les plus touchés sont l’Espagne, l’Italie, la Belgique, l’Angleterre et la France. La France qui a principalement géré la pénurie de matériel, de personnels et de lits de réanimation et non l’épidémie…


C’est un charmant concert que la louange à 19h55 des personnels de santé…Mais
Bousculés, matraquès durant l’année 2019 le personnel hospitalier et des EHPAD se voient trois mois plus tard, encensés, louangés et portés soudainement aux nues! Quel revirement, quelle découverte ontologique de l’importance pour la nation de ces métiers à l’occasion du Coronavirus! Mais surtout quel dommage de ne pas avoir fait droit à leurs légitimes revendications dont le but était avant tout la sauvegarde du service public de santé.

Alors vraiment: Les morts gouvernent les vivants. A.Comte
Service public de la santé dont on voit les béances de moyens aujourd’hui, responsables de milliers de morts malgré le dévouement et le courage de la profession. Des milliers de morts que nous aurions donc pu éviter. Les 110 milliards cités par le gouvernement mais non encore alloués; pour faire face aux conséquences économiques et sociales du confinement auraient été fort utiles et même excessifs pour remettre sur pied la sécurité sanitaire du pays mise à mal par des années de rigueur budgétaire imposé par Bruxelles. Curieux d’ailleurs, souvenons-nous, pas plus tard qu’en janvier 2020, les caisses étaient vides, rien ou si peu était possible pour l’hôpital et ses personnels, l’austérité de l’Union européenne prévalait. Un temps on a pu croire que seuls les gilets jaunes avaient pu faire reculer le gouvernement au prix du sang des nombreux blessés graves déplorés dans leurs rangs. Mais ce n’était qu’un trompe l’œil, car les quelques milliards consentis dans l’urgence n’ont été accompagnès d’aucune mesures structurelles pouvant laisser augurer d’une évolution positive et durable de la précarité des situations. Et puis tout à coup soudainement, devant la catastrophe l’argent réapparait comme le lapin que le prestidigitateur sort de son chapeau. Par quelle magie ce manque d’argent qui empêchait tout hier, rend tout possible de nouveau aujourd’hui? Aucune magie, aucun truc en l’espèce, cet argent n’existe pas, pas plus aujourd’hui qu’il n’existait hier. Une seule variable mais majeur a changé dans l’équation: la volonté politique.
Il y a du bon dans le marché, il oblige les gens à se dégourdir (…), mais ne soyez pas aveugle, ce n’est pas le marché qui doit dicter sa loi à l’Etat, c’est la Nation, c’est l’Etat qui doit surplomber le marché. Charles de Gaulle.
A contrario, l’oligarchie Bruxelloise a démocratique et le président Macron au pouvoir utilisent leur volonté politique au service exclusif du marché: grande vague de privatisations, destruction du service public, dérégulation des marchés par des opérateurs privés étrangers, vente du patrimoine Français livré aux compradors internationaux (maintenant c’est le tour du mobilier national avec Brigitte!). Nos dirigeants actuels, comme les précédents, d’ailleurs se sont les mêmes à quelques exceptions près, pensent et agissent exactement à l’inverse de la sagesse Gaullienne soucieuse du bien commun et public. Toutefois, la crise du Covid 19 révèle l’ampleur de leurs dégâts. Le roi et toute sa cour sont nus et ils ne peuvent pas se permettre, sans risquer de disparaître sous la colère populaire, de laisser le pays passer d’une crise sanitaire majeure et ses dizaines de milliers de morts à une inévitable crise économique et sociale d’une force inconnue en temps de paix. Ils sont donc contraints d’injecter des liquidités dans les rouages d’un système à l’arrêt à l’exception des entreprises du CAC 40 et des banques. Bien sûr nous ne connaîtrons qu’ultérieurement le niveau de la récession mais d’ores et déjà nous pouvons considérer qu’elle sera à deux chiffres. Donc en bon Français: récession + croissance prévue en 2020 = un manque à gagner de richesses de plus de 12% par rapport à 2019 soit au bas mot 250 milliards de moins de richesse créée qu’en 2019. Ce qui va nous amener à une dette publique cumulée d’environ 120% du PIB soit environ 2640 milliards de dettes. C’est énorme et rien de tout ceci ne nous est jamais arrivé en temps de paix.
Qui va passer à la caisse?… Toujours les mêmes merci Bruxelles! Les commissaires bruxellois font la cuisine et les Français la plonge
Depuis la loi Française de 1973 et le traité européen de Maastricht, le trésor public Français et la Banque de France n’ont plus le droit de consentir des prêts à l’Etat, ce dernier doit emprunter aux banques qui émettent des titres sur les marchés internationaux moyennant intérêts. Une financiarisation du système qui confine l’Etat endetté dans les mains des banques. Avec en conséquence l’appauvrissement du pays et pire encore la neutralisation de toute volonté politique qui irait à l’encontre de la rente et des intérêts de la grande finance.
Le libéralisme non confiné c’est le dieu de l’argent
Ainsi, pendant que le pays assujettit s’appauvrit, la finance elle prospère. C’est exactement à l’inverse de la théorie économique dite de l’intermédiation bancaire ou la banque légitime son activité par sa capacité à fluidifier le marché économique en lui insufflant en temps voulu les liquidités nécessaires au développement économique réel. Il est vrai que l’économie n’est pas une science exacte contrairement à ce que veulent et aiment à nous faire accroire les directeurs économiques des institutions internationales et les commissaires européens. C’est plus tranquille pour faire passer une idéologie de classe sous la légitimité de la respectabilité scientifique. C’est pourquoi il est aujourd’hui essentiel de nationaliser les banques de dépôts et de distinguer, comme naguère banques de dépôts et banques d’affaires. Il y a aujourd’hui urgence absolue! Et évidemment de retrouver une monnaie nationale car si l’Etat ne gère pas la dette avec sa monnaie propre et sa souveraineté retrouvée, ce tsunami de papier monnaie va à coup sûr, nous noyer dans un flot de misère sur deux générations. Cette seconde crise économique comme la vraie réplique de la crise sanitaire s’annonce effroyable et au total infiniment plus dommageable que la première.
Il ne s’agit pas d’être anti-européen ou pro-européen, il s’agit de ne pas être un européen de Bruxelles! C’est-à-dire de ne pas être inféodé à l’empire Allemand via l’Union-européenne
Trump comme ses prédécesseurs, jamais idéologue lorsque les intérêts Américains sont menacés, ne s’y trompe pas, il veut faire rapidement redémarrer son économie car la Chine, elle a déjà redémarré. Ainsi au cœur de l’empire libéral, quand l’Etat doit intervenir, parce qu’il est le seul garant de l’intérêt général, le personnel politique américain pragmatique sait brandir cette arme pour se prémunir de l’écroulement généralisé. Déjà Lincoln en avait posé le principe que nous avons malheureusement négligé:
Le gouvernement doit émettre créer et distribuer toute la monnaie. La création de la monnaie est une prérogative suprême du gouvernement. Suivant ces principes, les gouvernements vont économiser des sommes importantes en intérêt et l’argent va cesser d’être le maître pour se mettre au service de l’humanité.
Puisque nous avons perdu le contrôle de la monnaie et donc notre liberté, les Français sous le contrôle sourcilleux des commissaires européens, donc de l’empire Allemand, devront remboursés ses emprunts d’Etat transformés en service de la dette. Gros serrage de ceinture en perspective, réfrigérateurs vides pour un nombre croissant de Français, régime forcé et austérité programmé. Depuis l’euro, monnaie unique qui nous étrangle comme tous les pays du sud, nous ne pouvons plus respirer un peu et utiliser l’arme de la dévaluation, comme Philippe le Bel en l’an mille trois cent dix, qui fait rogner les pièces d’or à son effigie pour en couler de nouvelles, au prétexte unique et suffisant selon lui: Que je suis empereur en mon royaume. Il ne s’agit pas d’un caprice, mais du bien commun du royaume. La doxa économique totalement acquise à la pensée ultra-libérale exècre depuis trente ans l’arme de la dévaluation, ce n’est plus à la mode pour ceux qui la font. Ce fut pourtant la première disposition que de Gaulle a pris de retour au pouvoir en 1958, parce que c’est une mesure de salut public qui permet de relancer la machine économique et n’affecte en réalité que les 5% de Français qui ont des avoirs ou voyage beaucoup à l’étranger, mais c’est quasiment indolore pour les 95% restant de nos compatriotes. Tous les fleurons du CAC 40 sont issus de cette politique financière et économique et qui peut s’en plaindre ?
L’épreuve sanitaire, avant l’épreuve économique à venir, nous a donné le triste spectacle d’une France où l’Etat gesticule sans arrêt sans agir. Un pays où il y a de moins en moins d’initiatives possibles car seuls les initiés ont droit de citer
Spectacle affligeant de ces milliers de personnel soignant dépourvus de masques, de tests, de blouses et obligés de se confectionner une protection avec des sacs poubelles! Il faut être du sérail sinon vous n’existez pas, même si par ailleurs vous êtes mondialement reconnu pour votre expertise comme le professeur Raoult à qui Mme Buzyn s’est empressé d’interdire la vente de la Chloroquine en pharmacie au mois de mars. Pourtant nombreux sont les professionnels de santé qui ont exprimé avec bon sens ce qu’il convenait de faire, notamment les médecins libéraux de ville ou les chefs de service de réanimation. Mais n’appartenant pas à la coterie de ceux qui comptent, leurs paroles ont été systématiquement couvertes par la poignée des officiels, qui peuvent à bon droit se revendiquer du principe d’autorité. Parmi ceux-là, certains médecins sont plus souvent sur les plateaux télés ou en réunion qu’avec les patients qu’ils ont perdus de vue depuis longtemps. Ils forment une caste à la pensée conformiste, une superstructure qui ambitionne tous les postes de pouvoirs possibles dans leur corporation professionnelle. Dans le corps médical ils sont très nombreux ces postes prestigieux fort bien rémunérés ou le malade se fige pour devenir une abstraction. La médecine ainsi se congèle et demande des protocoles respectant scrupuleusement la déontologie, donc très lourds et très lents par définition là ou au contraire le combat contre le virus demande de l’observation, du pragmatisme et une grande réactivité comme l’a montré si bien le professeur Raoult.. C’est ainsi par exemple que la France a refusé d’utiliser le test mis au point par l’Allemagne ou le Vietnam car ils n’étaient pas conforme aux critères de validation internationale, le Vietnam qui a une frontière commune avec la Chine et qui compte aujourd’hui zéro mort du Coronavirus…
La double peine d’un genre nouveau version MEDEF bien encadré par l’Union européenne: l’école en option pour les parents mais obligatoire pour les salariés du MEDEF…
Le MEDEF en appelle déjà à se retrousser les manches pour gagner la bataille du dé confinement, et le gouvernement d’ajouter: comme nous avons ensemble gagné la bataille du confinement, et là précisément à ce moment il est conseillé de prendre une grande respiration et d’expirer très lentement en pensant à la zénitude sous tous ses aspects. La couleuvre à avaler est ici de la taille d’un Anaconda, donc spécialement difficile à digérer…
MEDEF et gouvernement culpabilisent les Français qui ne reprendraient pas le travail rapidement. C’est ainsi que le premier juin les salariés devront présenter une attestation à leur employeur de façon à justifier que l’école de leurs enfants n’est pas en mesure de les accueillir. Sans ce justificatif plus de chômage partiel. Dans le même temps les parents ne seront pas contraints d’envoyer leurs enfants à l’école puisque le gouvernement parle de volontariat? Donc d’un côté volontariat et les parents qui ne souhaitent pas envoyer leurs enfants à l’école peuvent le faire, ils continueront à percevoir leurs allocations familiales mais de l’autre leur employeur peut leur sucrer le chômage partiel s’ils ont utilisé leur droit!? L’asile de fous il est où? Partout quand la cohérence a disparu au profit de la pensée soi-disant complexe de l’allocataire Elyséen.
Les personnes âgées peuvent mourir… puisque l’important c’est: qu’elles ne soient surtout pas discriminées (dixit le Président)
De leur côté les séniors actifs doivent braver la peur du dé-confinement programmé puisqu’ils sont comme tout le monde le 11 mai. Mais c’est chaud le Coronavirus aux abords de la soixantaine! Quant aux anciens inactifs ils ne doivent pas être discriminés (parole présidentielle), même s’ils ont quarante fois plus de chance d’en mourir que les jeunes. C’est le respect au-delà de l’absurde du principe de non-discrimination. L’idée qu’il est interdit de protéger une catégorie de la population, de faire de la discrimination positive en matière de santé publique. Et tant pis si certains en meurent car ils passeront l’arme à gauche en toute intégrité et respectabilité de leur personne. C’est oublier un peu vite l’effroyable discrimination, bien réelle celle-là, dont l’Etat a fait preuve vis-à-vis des anciens dans les EHPAD, interdits d’hospitalisation et qui sont morts seuls, accompagnés par un médicament qui soulage mais à l’inconvénient de créer des insuffisances respiratoires…Enfin les enfants sont eux aussi mis à contribution puisqu’ils sont sommés de retourner en classe afin de ne pas favoriser l’échec scolaire des plus défavoriser et ainsi creuser les écarts entre catégories sociales. Comme si le retour à l’école en septembre allait changer la donne sociale des inégalités scolaires. En clair: pour que leurs parents puissent aller travailler, allons-nous tous les soirs à 19h55 devoir aussi remercier les courageux enseignants…
Voiler une faute par un mensonge c’est remplacer une tache par un trou. L’Arioste.
Evidemment, la responsabilité pénale du président Hollande pour le mandat précédent et du gouvernement actuel d’Edouard Philippe seront engagées et feront l’objet de contentieux judiciaires. Le temps de la justice viendra pour déterminer les responsabilités et culpabilités. Les maires ne s’y trompent pas car ils ont peur de recevoir la patate chaude sous la forme de la note reçue le 04 mai, précisant les modalités d’application des mesures de dé confinement, ce qui de fait les place au premier rang des responsables en matière de contentieux pénales, l’Etat poussant de fait le Parlement à légiférer sur une loi décrétant un moratoire de la responsabilité pénale pour tous les responsables politiques sur la séquence Covid 19, une mesure d’exemption raisonnable aux niveaux communales – la situation des maires étant très disparate et particulièrement inégalitaire entre communes riches qui ont commandé des masques et obligent parfois leurs administrés à en porter dans les lieux publics et leurs collègues des petites communes démunis de tout et qui ne savent même pas comment ouvrir leur école communale – mais proprement inadmissible au niveau de l’Etat.
Confinement: les chômeurs se sentent moins seuls…
Six million de chômeurs pré-Corona-virus, plus de onze millions de chômeurs partiels, plus de deux millions d’indépendants, libéraux, artisans, commerçants sans activité, au total environ dix-huit millions d’actifs inoccupés partiellement ou totalement, soit environ 55% des actifs français. Une augmentation du chômage de plus de 7% au mois de mars. Le retour à la normal sera très lent, sur les 11 millions de chômeurs partiel nombreux sont ceux qui ne retrouveront pas un emploi. Les secteurs de l’aéronautique, de l’automobile, du tourisme et tous leurs sous-traitants ne retrouveront pas une activité normale avant le dernier trimestre 2021 voire 2022. Les plus fragiles disparaîtront, dans le secteur du tourisme par exemple sur un million de salariés environ 1/3 se retrouvera au chômage. Des chiffres astronomiques, jamais vue et dont les répercussions économiques et sociales seront dans bien des cas dramatiques car tout au bout du compte tout se termine toujours par des drames personnels.
Bien sûr la situation est incomparablement plus difficile, mise à part l’épidémie aveugle, plus affreuse pour les chômeurs du quotidien hors Coronavirus. Esseulés, disséminés, malgré leur grand nombre, dans une expérience singulière; ils vivent la peur au ventre en culpabilisant devant le spectacle de tous les actifs occupés normalement, tranquillement, comme si de rien était, tout imprégné de leurs soucis professionnels et prompt à ignorer celui dont le seul souci est de retrouver un travail. Une expérience unique et douloureuse qui les isole et les stigmatise durablement, lorsque cette expérience ce prolonge au-delà de quelques mois. Au bout du voyage souvent la somatisation et pour 14 000 d’entre eux environ chaque année la mort prématurée. Le chômage n’est pas un virus mais il confine socialement aussi et chacun pense, avant d’en être la victime, que cela n’arrive qu’aux autres…. Même culpabilité chez le chômeur, même prison intérieure forgée au milieu des autres, qui n’en perçoivent pas les barreaux pourtant plus isolant que le plus efficace confinement. Alors qu’un virus lui implique au contraire immédiatement l’ensemble, le collectif, le plus grand nombre. Il concerne la totalité d’une collection d’individus réunis autour de ce qui le caractérise le plus efficacement la nation car c’est elle et seulement elle qui détient la vigueur politique nécessaire pour sa protection. D’emblée se forge une conscience collective face au mal. Un contexte qui fait de la pandémie une aventure collective, certes dont on se passerait bien! Mais n’entend-on pas souvent résonner l’idée que ce coronavirus ne connaît ni frontières, ni classes sociales, rien de ce qui distingue chacun de la condition humaine la plus basique.
Des déclarations présidentielles récentes qui comme nos dernières publicités se tri colorisent fortement sous la pression des Français en manque de souverainisme
Il aura fallu une catastrophe sanitaire pour entendre le président utiliser les mots production nationale, produire Français, souveraineté nationale… Une sémantique qui chez lui ne dépasse pas la nécessité des éléments de langage à destination de l’équipe gouvernementale et toutes ses troupes plus ou moins masquées qui assiègent l’espace médiatique traditionnel.
Macron caméléon
Le jour du 1er mai son allocution avait des accents bien connus à l’Arlette Laguiller: travailleuses, travailleurs… une pantomime malheureuse, une insupportable comédie durant laquelle le président s’est une nouvelle fois ridiculiser en voulant: retrouver le 1er mai joyeux et chamailleur parfois… Et pourquoi pas le petit vin blanc qu’on boit sous les tonnelles! Il veut séduire le peuple qui travaille et qui lui d’ailleurs souvent n’a jamais été confiné, et par conséquent ne sera pas dé confiné. Il s’agit des très nombreux emplois nécessaires au fonctionnement du pays. Souvenons-nous du mandat présidentiel commencé avec les trompettes tonitruantes des inévitables, nécessaires et surtout fructueuses privatisations et dépouillement des services publics et du patrimoine national. Mais Air France aujourd’hui renfloué par l’Etat à hauteur de 7 milliards sans nationalisation, alors que la compagnie en vaut sur le marché boursier un peu plus de 2… la preuve que prévaut toujours, dans le soi-disant monde d’après la même logique de socialisation des pertes et privation des bénéfices. La justification ici de ce comportement systématique est le caractère structurellement déficitaire de la compagnie justifiant ainsi l’aide financière sans prise de participation dans la compagnie. Tout d’abord son déficit n’est pas une fatalité mais tient à des paramètres internationaux dont la nature est changeante, ensuite le problème est politique avant d’être économique, il s’agit d’un symbole de la France et puisqu’il doit être soutenu financièrement pour perdurer, alors donnons à la puissance publique les moyens de développer en toute sécurité cet outil et d’en faire un laboratoire technologique en phase avec Airbus industrie, notamment dans le domaine de l’énergie et de l’environnement.
Les Français sont trop portés à croire qu’ils peuvent dormir tranquille. Qu’ils n’ont qu’à s’en remettre à d’autres du soin de défendre leur indépendance! Il ne faut pas les encourager dans cette confiance naïve qu’ils paient ensuite par des ruines et par des massacres! Il faut les encourager à compter sur eux-mêmes. Charles de Gaulle
Bientôt 30 ans que l’on nous berce au contraire d’illusions trompeuses et que l’Allemagne creuse son nid au sein d’une Union européenne totalement tournée vers les intérêts Allemands: monnaie unique, élargissement à l’est, travailleurs détachés, migrants. Au lieu de réagir que faisons-nous avec ce gouvernement collaborateur? Nous passons notre temps à nous diviser sur l’épouvantable réforme universelle des retraites. Cela nous paraît si lointain… Et pourtant c’était encore d’actualité en mars, il n’y a pas deux mois! Une proposition de réforme saluée et soutenue sans surprise par l’UE, jamais avare d’ingérence dans la politique des Etats membres, elle qui préconise 67 ans comme étant l’âge de départ à la retraite auquel il faut tendre à terme dans la zone euro. Les Allemands quant à eux, jouent toujours les premiers de la classe U.E, ils en sont à un peu plus de 66 ans… Quelle performance! En fait, ils n’ont pas de mérite car c’est assez facile d’être le meilleur quand vous donnez le sujet d’examen.
Retraite à points…On est cuits! Car eux, ils n’ont pas oublié la réforme
Un contresens d’emblée dans l’énoncé de la loi : réforme de retraites pour un système universel. Le phénomène de la retraite est universel au sens où chacun à sa manière y participe en fonction de son métier, sa carrière etc… Tout le monde est concerné donc l’universel est déjà présent mais Macron veut que la retraite devienne universelle dans ses modalités d’application: c’est-à-dire tout le monde le même régime à points, le même prix du point et à peu près le même nombre de points donc le même niveau de retraite, une uniformisation des pensions retraite c’est le sens de l’universalité. Mais pourquoi voudrait-on que des situations professionnelles très contrastées ne se traduisent pas par des pensions retraites singulières en matière de montant mais aussi de possibilité d’âge de liquidation?
Pendant sa campagne le candidat Macron parlait d’une réforme systémique, une retraite universelle à points pour tous sur l’autel de l’égalité des traitements et donc la fin des régimes spéciaux. Nous n’épiloguerons pas mais déjà le vert était dans le fruit car la légitimité de cette approche est pernicieuse. Il est impossible de garantir la valeur du point et ce qui est avancé en la matière ne possède pas l’once de la moindre crédibilité pas plus basé sur les salaires que la croissance. En effet, en économie de marché il n’est pas sérieux d’arrimer la valeur du point sur des variables macro-économiques incontrôlables par définition. Alors pourquoi déconstruire un système que le gouvernement lui-même s’accorde à trouver excellent et le meilleur des systèmes basé sur la répartition et la solidarité générationnelle? Il suffisait de trouver des solutions appropriées aux catégories socio-professionnelles durement touchées comme les paysans ou des situations singulières injustes comme le sort fait aux femmes actives ayant élevées plusieurs enfants. Contrairement à ce qui est systématiquement mis en avant par le gouvernement l’équilibre financier est assuré à partir de 2030 par le jeu de la démographie des baby-boomers. Les fonds de la DARES obligeant au remboursement du déficit de la retraite permettront en 2024 de disposer de 14 milliards supplémentaires pour assurer le financement des déficits jusqu’en 2030, les années suivantes étant mécaniquement moins tendus entre actifs et retraités du fait de la pyramide des âges.
A partir d’octobre 2019 le président Macron par le biais de son 1er Ministre a doublé la réforme systémique par une approche paramétrique à application immédiate. C’est-à-dire l’équilibre immédiat du système par l’instauration d’un âge pivot avec Malus à 62 ans. Les Macrondôlatres nous expliquaient que cela ne change rien puisque l’âge moyen est déjà de 63, 4 ans. Argument de mauvaise foi caractérisée car ce qui est remis en cause par ce projet de loi c’est la liberté de liquider sa retraite à taux plein à 62 ans. A ne pas confondre avec le principe de la liberté du travail qui permet à chacun comme il le veut et trop souvent comme il le peut de choisir son âge de départ. Pourquoi les caisses retraites des avocats dégagent un excédent de 2 milliards? Tout simplement parce que la profession d’avocat génère des taux de longévité au travail beaucoup plus important que la moyenne des Français. La fin pour les salariés de la liberté de partir à 62 ans à taux plein est une mesure très injuste sur le plan social puisqu’elle frappe en priorité et quasi-exclusivement les salariés à la carrière longue, peu qualifiés et à l’espérance de vie réduite de 6/7 ans par rapport aux autres catégories socio-professionnelles.
Rappelons-nous de cette opération politique marketing commencée il y a dix-huit mois avec Delevoye déguisé en Monsieur loyal du gouvernement, pour être ensuite piteusement démissionné non sans proférer quelques mots contre l’exécutif qui de sa propre bouche était au courant de tous ses errements depuis le début. Plus récemment Buzin n’a pas dit autre chose concernant ses alertes au président sur la crise sanitaire. Ceux qui renient leurs convictions pour rester coûte que coûte dans les ors de la République aiment à dégager après coup leur responsabilité, leur honneur étant lui à tout jamais souillé sans retour en arrière possible car responsables ils sont coupables.
Le vent souffle et la girouette ne connaît pas le nord
Jamais le marketing politique n’avait à ce point surplombé le politique. Et jamais les politiques n’avaient si durablement compromis leur réputation en acceptant tout et tout le temps! C’est arrivé à un niveau tel qu’avant même la crise du Coronavirus le “turn-over” des conseillers au cabinet du premier ministre effrayait tout le monde, le poste de conseiller santé du président est resté vacant durant un mois en pleine crise du Covid19. Conséquence les recrutements deviennent de plus en plus difficiles… A quoi bon lâcher la proie pour l’ombre éphémère d’un passage express au cabinet du Premier ministre ou d’un ministre; fonction naguère prestigieuse, mais qui aujourd’hui consiste surtout à démissionner trois mois après sa nomination pour cause de burn-out! Oui ils en sont là! Parce qu’ils sont chargés d’établir des scénarii possibles et la communication qui va bien avec, les fameux éléments de langage, dans toutes les directions imaginables et à tout propos. Sans ossature politique solide, sans vision, sans réel projet pour la France sans horizon à dessiner pour le pays qui donnerait envie d’y croire aux Français. Rien qu’une lutte engagée contre le socle de notre construction sociale, économique et politique séculaire à bien des égards. Une espèce de révolution de fait antinationale dirigée contre le bien commun avec comme ennemi désigné le sentiment patriotique des couches sociales les plus populaires et tous les défenseurs de la souveraineté de la Nation et de la République. L’arme privilégiée: la division universelle de tous contre tous, les femmes contre les hommes, les jeunes contre les vieux, ceux qui travaillent contre les chômeurs, les grévistes contre les non-grévistes, les parents isolés contre les familles classiques, les retraités à régime spéciaux contre les retraités du privé etc.
Dans l’histoire du dix-neuvième et vingtième siècles jusqu’à Maastricht, les Français n’ont pas toujours été les meilleurs mais ils ont toujours été singuliers dans leur destin de peuple libre…
Une liste à rallonge, car sur tous les sujets le procédé est identique, divisé, fragmenté, opposé la société française en une multitude de conflits localisés et en parallèle proposer une uniformisation des conditions qui tire toute la société vers le bas, à commencer par les classes moyennes et ceux qui ont le plus besoins de la protection de l’Etat c’est-à-dire les classes les plus défavorisées de notre société. C’est à travers les apparentes contradictions des gestes du gouvernements que se dessine sa vraie volonté, par exemple légitimer la réforme des retraites par point en déclarant vouloir assurer une retraite de mille euros aux agriculteurs et EN MÊME TEMPS être contraint par tous les accords de libre-échange signés par l’UE qui asphyxient nos paysans encore davantage est une totale contradiction encore répétée ces jours-ci par l’U.E – dont le commerce international est de sa compétence exclusive – d’un traité de libre-échange avec le Vietnam et le Mexique ( 22 000 tonnes de bœufs élevés industriellement!). Un Président qui veut tout et son contraire, les exemples de ce type sont légions et montre clairement la détermination du gouvernement à mettre fin aux spécificitès d’un peuple à nul autre pareil, pas toujours le meilleur mais toujours singulier dans son destin de peuple libre.
Pas de complot mais un bonneteau dont la dupe est le sans-emploi
Ainsi ce qui a constitué le ferment de nos vertus disparaît sous nos yeux et ce crève-cœur s’amplifie chaque jour. Aucun complot en la matière, tout est sur la table et consultable à loisir, il suffit de faire l’expérience douloureuse d’ouvrir les yeux sur la France que les élites auto-proclamées nous construisent. Pas de complot mais beaucoup de dissimulation évidente quant au processus démocratique. Par exemple, les tenants du Macronisme – c’est-à-dire un bloc bourgeois de gauche et de droite d’environ vingt pourcents des votants – ne cessent de répéter dans les médias contrôlés directement par ce bloc bourgeois ( 6 milliardaires détiennent 95% des médias en France), que Macron avait annoncé la réforme de la retraite à points pendant sa campagne électorale et donc qu’il respecte ses engagements de candidat. Mais évidemment dans son programme de campagne il n’était pas fait allusion au départ à la retraite à un âge pivot de 64 ans sinon décote! Tout au contraire le Président avait affirmé la main sur le cœur qu’il n’était pas question de toucher à l’âge légal de départ à la retraite de 62 ans. Nous connaissons la suite… Idem avec les partenaires sociaux présentés sans cesse comme réformistes: CFDT, CFTC, UNSA, et CGT, FO et Solidaires taxés d’organisations révolutionnaires, quelle mauvaise blague! La CGT; le plus vieux syndicat de France, longtemps courroie de transmission du parti Communiste et aujourd’hui n° 2 derrière la CFDT, certes très Macron compatible par le biais de son 1er secrétaire, Laurent Berger, président en outre de la confédération Européenne des syndicats et qui n’en doutons pas se prépare une retraite à la Nicole Notat! La CGT n’est pas révolutionnaire, elle fait peur aux bourgeois de la Macronie et de LR parce qu’elle sait encore prendre des positions favorables à sa base ouvrière. Mais elle est liée à la gauche internationaliste: PCF , EELV, LFI et donc à leurs désespérantes et si convenues contradictions. Elle est en outre affiliée à la confédération Européenne des syndicats et défend ainsi l’UE – qui n’a pas hésité en avril donc en plein Corona, à signer un accord européen pour construire une croissance plus verte en Europe – vœux pieux, plaisanterie de fin de banquet, déclaration fumeuse et qui comme on dit ne mange pas de pain! A défaut d’être utile… En vérité il s’agit de tout faire pour exister encore malgré tout…Cette ridicule déclaration fut signée à bras raccourcis et mains gantées par la confédération européenne des syndicats, donc tous les syndicats français alliés objectifs des Eurodolâtres, ce qui n’est pas la moindre de leurs contradictions, quand on prétend exister pour défendre le monde du travail! Donc d’abord les nôtres et pas les autres…
Le monde d’après? Le même en pire si nous continuons à les laisser faire
L’exécutif gouvernemental ne fixe aujourd’hui pas plus qu’hier d’objectifs au secteur secondaire, dont les carences provoquées par les politiques de ces trente dernières années sont en partie responsables du sous équipements français illustré tragiquement par la crise du Corona. Néanmoins aucune mesure n’est prise pour réaliser la moindre nationalisation dans ce domaine même si ses manques mettent aujourd’hui gravement en péril la santé de nos concitoyens. En gros nous serons équipés enfin correctement quand la Coronavirus aura disparu. En dehors de cette situation exceptionnelle, c’est pourtant le secteur secondaire qui génère le plus d’emplois induits. L’augmentation de l’emploi industriel provoque mécaniquement un développement des embauches dans le secteur tertiaire par effet d’entraînement, il développe en outre la plus grande valeur ajoutée. Certains esprits modernes versent dans l’évidence bonne enfant de la fatalité et présentent la pente dangereuse prise par notre économie comme relevant de l’évolution économique normale, la fatalité de ce qui est et que personne ne saurait contrarier. Là encore pas de plan B, alternative nulle. Une représentation sans cesse distillée de la France résignée et battue, devenue un vaste parc pour touristes, une sorte de Disneyland à l’échelle hexagonale à l’ombre de la gauche et de la droite confondue, agonisante et confondante de médiocrité dans lequel nous ne pouvons que développer de l’activité de service fort de notre première place de destination touristique mondiale, totalement à l’arrêt aujourd’hui, ce qui apporte la preuve des bienfaits de la diversification nationale contre la division internationale capitaliste poussée jusqu’à l’absurde y compris sur le plan environnemental.
Il ne faut pas se payer de mots et appeler un chat un chat, un fripon un fripon… Et un traitre un traite! Ils sont légions, ceux qui préfèrent se servir des intérêts rémunérateurs plutôt que de veiller aux intérêts de la France. Parfois c’est l’humanisme universaliste à la Française hérité de la révolution bourgeoise, qui en est la cause:
Les Lumières cette philosophie qui s’occupe perpétuellement de ce qu’il faut croire et jamais de ce qu’il faut faire, ni de ce qu’il faut être. Joubert
Un mauvais travers, plaisamment relevé par Christopher Soames, beau-fils de Winston Churchill et diplomate de son état:
Dans une organisation internationale, il faut toujours mettre un Français à sa tête car ils sont les seules à ne pas défendre d’abord les intérêts de leur pays.
Dans le monde d’avant la pandémie, Alstom fut une affaire d’Etat aux ramifications multiples, très emblématique de la collusion des élites dans l’entourage du pouvoir politique corrompu du Président Macron. De véritables vautours agglutinés pour dépecer le cadavre encore chaud d’un fleuron industriel indispensable à notre indépendance nationale. Bien sûr, comme un ballet bien réglé, l’entreprise moribonde vient récemment de se porter acquéreur de l’équipementier Bombardier. Visiblement sa prétendue agonie était une erreur de diagnostic (sic), une belle illustration du chien porteur de la rage… Mais l’arbre, si majestueux soit-il, ne doit pas nous cacher la forêt immense des pertes de propriété dans les champs des activités économiques nationales et patrimoniales qui scellent le déclassement de la France.
Et pendant ce temps la pensée soi-disant complexe du président nous chloroformise car ce n’est que le fruit d’une diarrhée verbale qui ne résiste pas à l’analyse. Ses mots sont prononcés devant les parlementaires européens, quelques temps après son investiture, on connaît la suite désastreuse de ce discours creux sur la prétendue protection des Français :
“J’ai la conviction que si nous décidons d’abandonner notre attachement à la démocratie, nous ferons fausse route. Nous devons construire une nouvelle souveraineté européenne, donner la réponse ferme à nos concitoyens que nous pouvons les protéger et que nous pouvons apporter une réponse à ces désordres du monde »
Et encore tout récemment du même récidiviste chronique :
Nous devons retrouver au niveau européen une vraie politique de souveraineté pour nos infrastructures industrielles critiques.
Il faut donc que les Français cessent de se bercer d’illusions et de paroles trompeuses et ainsi faire mentir Danton:
Les hommes sont comme les lapins ils s’attrapent par les oreilles.
Immense forêt, en effet, que celle qui explique le déclassement de la France et son dysfonctionnement structurel si visible lors de la pandémie. Pendant ce temps, les yeux de nos chroniqueurs médiatiques regardent bien le doigt tendu et pas la lune qu’ont leur montre, selon le proverbe Chinois, qui traite d’imbécile le protagoniste et que nous rebaptiserons plutôt idiot utile, selon l’expression de Staline. Le chroniqueur ou le journaliste lui sait pourquoi il le fait. L’expertocratie aux petits pieds croit avoir échappée au pire. Faux! Comme l’enfant en dessous de 5/6 ans que l’on peut enfermer dans ce que les spécialistes appellent un double Blind – enfermer l’enfant dans un double choix qui l’empêche de verbaliser une troisième hypothèse – Les Français sont considérés comme des enfants et jamais nos spécialistes appointés des médias n’alertent sur la prise de contrôle par des fonds étrangers de nos activités – pas seulement industrielles – mais dans tous les domaines d’activité économique. Phénomène massif et très inquiétant car la seule limite d’un acheteur est qu’il ne peut acheter que ce qui est à vendre.
Presque tous les hommes sont esclaves par la raison que les Spartiates donnaient de la servitude des Perses, faute de savoir prononcer la syllabe non. Savoir prononcer ce mot et savoir vivre seul, sont les deux seuls moyens de conserver sa liberté.
Dans la France de 2020, la faillite est telle que quasiment tout est à vendre même et surtout ce que tout un chacun n’aurait jamais imaginé devoir être vendu! Pour les prédateurs nomades aujourd’hui la France c’est véritablement open bar ! Le dernier rempart contre la spoliation est l’Etat. Mais l’Etat français quand il n’est pas acteur et complice de la prédation, comme dans le cas d’Alstom, est carrément aux abonnés absents. Il n’est pas concerné, il regarde ailleurs, il laisse faire ou pontifie du genre esprit Coubertin: que le meilleur gagne… Et surtout pas d’amalgame ni de haine! C’est la loi du marché, ils sont plus puissants, plus gros, c’était fatale… Toutes les catégories du renoncement sont ainsi convoquées, des plus brutales au plus abstraites et puis en dernière analyse pour finir par un simple pied de nez à la dimension tragique de l’histoire. Une injonction à la coollitude, la pichenette destructrice du bien commun… Juste la douce torpeur du suicidé qui s’ouvre les veines dans la baignoire.
Et pendant ce temps, au fil des ans nos renoncements sont tels que l’on ne comptera bientôt plus pour rien, déjà le Maroc 23 fois moins riche que nous a su, lui, échapper au Coronavirus…
Après la vente en catimini d’Alstom énergie à l’Américain G.E, d’autres fleurons ont suivi, comme Aldebaran en 2015, passé sous contrôle Japonais et Tronics en 2017 puis Sentryo, Latécoère et Photonics, passés en 2019 sous pavillon Américain. Ce ne sont que quelques exemples et la liste qui suit est loin d’être exhaustive en matière industrielle: Ciments Français, Arcelor, Sacilor, Péchiney, Alcatel, Ecilor, Rhône Poulenc, Rhodia … pour ne parler que des plus importantes en emploi, mais aussi une PME sur deux qui est affiliée à un grand groupe international. Le branding, c’est-à-dire la politique de marque: Baccara, Cristel d’Arc, Butagaz, Duralex, Causson, Bourgeois…La Haute couture: Lanvin, Courrège, Cerutti, Sonia Ryckiel, Ungaro, Rodier… Le prêt à porter: Lacoste, Aubade, Naf Naf, Catimini, chipie, Petit Bateau…L’alimentation: Banania, Nescafé, Kronenbourg, Cochonou, Lu, Magie, Viko, Kessac, Vittel, Contrex, Epars, Perrier…Mais aussi l’industrie pharmaceutique, puisque nous dépendons totalement de l’étranger pour la fabrication de 1200 médicaments de base.
Aucune nostalgie n’anime cette litanie descriptive des faits, évidemment la loi du vivant prévaut ici, qui veut que tout change, bouge, évolue pour prolonger son espérance de vie … Les entreprises sont des créations humaines et à ce titre ne dérogent pas à la règle. Mais c’est quand même énorme tous ces noms de marques si familières et tendres à nos destins d’enfant dont la propriété nous échappe désormais et avec elle la gestion et notamment la gestion de l’emploi qui ne pèsent pas lourd eu égard à l’enrichissement des actionnaires à court terme ou au démantèlement et la vente de l’entreprise à la découpe pure et simple.
Mais aussi dans les transports:
Signalons également le tunnel sous la Manche, la ligne Lyon Turin. Les autoroutes détenues par Vinci filiale étrangère, Effage et Abertis: société aux capitaux espagnols, allemands, italiens. Les aéroports de Toulouse, Nice, St Tropez, Cannes, Lyon en négociation, Aéroport de Paris déjà voté par le Parlement avec une concession de 70 ans et la privatisation annoncée des barrages hydro-électriques et les activités portuaires de St Nazaire,

Le génie français bafoué et ses vertus considérées comme des valeurs relatives
Le patrimoine immobilier aussi : tous les châteaux vendus au-dessus de 4 millions d’euros pour lesquels il n’y a plus d’acheteurs Français. Paris la grande métropole française mais, qui au rythme actuel, comptera dans deux ou trois décennies une majorité de propriétaires étrangers. Ils possèdent déjà la totalité de l’île St Louis, de l’avenue Foch et de tous les logements en regard de la Seine. Dans Paris intra-muros, deux appartements sur trois au volume conséquent à vendre dans les beaux quartiers sont acquis par des particuliers et entreprises étrangères comme la quasi-totalité des bureaux de prestige de la capitale. Les terres agricoles aussi avec de grandes propriétés chinoises: 3000 hectares de blé dans l’Indre afin de créer une boulangerie à la française en Chine et la fin de la transmission des propriétés agricoles en France, qui peut lutter contre un mur d’argent quand c’est le seul langage qui vaille? 200 châteaux du bordelais sont Chinois, ratio assez faible sur les 7500 châteaux que comptent le bordelais mais le phénomène s’accélère puis qu”aujourd’hui un château sur deux vendus est une acquisition de l’empire du milieu. Bien sûr il ne s’agit pas avec ces acquisitions pour les Chinois d’exporter le vin de bordeaux, ça ils le faisaient déjà; non l’enjeu pour eux est de produire en Chine du vin de Bordeaux en créant une véritable industrie du vin. Le tourisme avec les grands voyagistes français passés sous contrôle étranger: Nouvelles Frontières, Club Med, Fram et avec eux la captation des plus beaux sites touristiques français irremplaçables. Les Palaces dont deux seulement demeurent Français sur vingt-cinq. Les chaines hôtelières: Accor, Groupe du Louvres, Compagnie des Alpes, 12 stations de ski dont La Plagne, le parc Astérix et oui même le symbole de nos origines réfractaires – selon le Président – n’est plus Français.
Pour une révolution politique souverainiste qui nous libère de la dictature Bruxelloise et des traites de gauche et de droite qui accablent la France
Il ne s’agit pas ici d’esprit cocardier à ras la casquette comme se plaise trop souvent à nous dépeindre les euros-gagas. Oui nos entreprises font aussi des acquisitions à l’étranger, il y a donc un rapport de réciprocité apparemment indéniable. Attention! Justement les apparences sont trompeuses… D’une part, tous les autres Etats de la planète protègent les intérêts de leurs entreprises et bloquent des accords économiques inter-entreprises, quand ils les considèrent nuisibles, à l’exception des pays de l’UE contraints par les traités et la commission au respect du phantasme de la concurrence pure et parfaite ; d’autre part, de nombreux pays hors UE ne permettent jamais la pleine propriété étrangère sur leur sol national, une propriété qui doit obligatoirement passer par des associés nationaux toujours majoritaires ou encore l’impossibilité d’acheter le sous-sol qui reste propriété de l’Etat. La presse rapporte périodiquement ce phénomène d’expropriation et de prise de contrôle mais elle en minimise toujours la portée sociale et l’on ne compte plus les entreprises étrangères, qui l’accord social et la subvention de l’Etat empochés, s’en sont allées polluer d’autres cieux aussi complaisants si possibles que nous.
Construire plus d’Europe c’est détruire plus de France car c’est la cause première de la sous-activité qui nous accable toujours plus
Toutes ces expropriations dont le rythme s’accélère, fragilisent les politiques d’emploi car toutes les activités françaises contrôlées majoritairement par l’étranger s’affranchissent aisément des règles du droit du travail lorsqu’elles s’opposent à la maximisation à court terme des profits financiers des fonds de pension étrangers. Sans racines locales, sans égales destinées territoriales, sans attaches, sans rapport de proximité alors même que l’origine sociale diffère. Les compradors internationaux ou des rentes souveraines sont tantôt lions tantôt vautours et dans cette jungle chanceux qui leur échappent, même pour un moment. Ils disposent en effet des deux armes ultimes du capitalisme sauvage: le temps et l’argent, ce sont les maîtres incontestès du monde. C’est pourquoi notre perte de souveraineté est un diable qui se mord la queue pour nous faire tourner en rond comme des bourriques : destruction de notre base industrielle, expropriations, euro, accords commerciaux internationaux de libre-échange, extension à l’est, travailleurs détachés, salaires à la baisse du fait des travailleurs immigrés et des sans-papiers, le consommateur tueur du producteur etc. Le résultat le plus visible de cette catastrophe annoncée est le siphonage de notre activité économique et sa conséquence directe, la baisse de l’activité des femmes et des hommes de ce pays et le nombre de salariés au chômage en France: 6 millions avant la crise et peut-être 9 ou 10 millions en fin d’année. Triste record de la plus faible croissance au monde depuis dix ans dans l’UE et donc en France avec notamment comme conséquence une dégradation continue de son corollaire le dossier emploi et activité. Un renoncement terrible des partis de gouvernement à gauche comme à droite et de leur fusion dans la Macronie, qui ont cogérer cette lutte des classes contre les intérêts du travail et au profit du capital financier lié aux entreprises multinationales et à la politique de Bruxelles avant tout Allemande en Europe.
Ça n’ira plus jamais de soi il faut vouloir (Charles de Gaulle)
Rendez-vous au prochain épisode, où nous analyserons comment l’U.E à tissé sa toile impériale sur l’Europe pour détruire les nations dont la France au profit exclusif du modèle Allemand. Ensuite, nous consacrerons les épisodes suivants à proposer des scénarios de reconstruction après nous être arrachés nous-mêmes aux griffes de l’araignée insatiable.