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Fraternité : quand le Conseil Constitutionnel dérape

 

En censurant un certain nombre de dispositions sanctionnant l’aide aux clandestins au nom du « principe de fraternité » énoncé par la devise nationale, le Conseil constitutionnel a commis une faute lourde.

 

Tout d’abord, il se trompe dans la compréhension de la fraternité dont il est question dans notre devise : celle-ci unit en effet les citoyens français entre eux dans le cadre de la République. Il ne s’agit pas d’une fraternité universelle s’étendant indistinctement à l’humanité tout entière car l’État français ne peut pas être responsable du monde entier, sauf à considérer que les autres peuples sont incapables de se gouverner par eux-mêmes.

 

Ensuite, si le Conseil constitutionnel se préoccupait réellement de fraternité au sens large, il n’aurait pas pris cette décision : aucune fraternité ne peut consister à encourager des gens à se mettre en danger en entreprenant un voyage périlleux où ils risquent la mort ou l’esclavage.

 

La fraternité que la France peut montrer envers les autres peuples passe nécessairement par une politique de co-développement concrète, efficace, afin que chacun puisse vivre, travailler et s’épanouir dans son pays.