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« Guerre des câbles maritimes » : la France, 1er domaine sous-maritime au monde, a un rôle majeur à jouer.

Communiqué de presse de Cyril Martinez

Référent Les Patriotes au Numérique

 

Aujourd’hui, plus de 360 câbles de fibre optique, enfouis au fond des mers jusqu’à une profondeur de 8 000 mètres, charrient 99 % du trafic internet intercontinental. En trente ans, ce n’est pas moins de 1,2 millions de kilomètres de câbles de fibre optique qui ont été déroulés pour assurer la performance internet mondiale. La demande de câblage maritime est croissante et représente un atout économique très important (plusieurs milliards d’euros) pour les pays autorisant l’installation de câblage sur leur territoire maritime. Ils sont donc nombreux à se disputer ces installations mais la France est paradoxalement aux abonnés absents.  

 

Pourtant, la France, en tant que deuxième Zone Économique Exclusive (ZEE), premier domaine sous-maritime au monde, présente sur les cinq continents avec ses Outre-mer, devrait avoir un rôle majeur à jouer. Ses territoires maritimes, dramatiquement peu exploités, représentent un atout stratégique et économique primordial dans cette « guerre des câbles maritimes ».

 

Il s’agit également d’un vecteur de souveraineté numérique particulièrement puissant. Les GAFAM ont en effet déployé plusieurs câbles entre les États-Unis et l’Europe, dans lesquels ils font passer leurs propres contenus, quitte à négliger la sécurité informatique. Si la France s’impose – et elle a les moyens de s’imposer –, elle pourra décider qui peut installer les câbles de fibre optique sur son territoire maritime, sous quelles conditions, et s’en servir comme moyen de pression, notamment auprès des GAFAM.

 

Aux Patriotes, nous sommes favorables à un grand plan d’installation de câblage de fibre optique sur l’ensemble du territoire maritime français, en collaboration avec des entreprises françaises du numérique. Cela représente des milliards d’euros de bénéfice, une embauche massive, et un regain majeur de souveraineté numérique.

 

Mais pour cela, il faut savoir s’imposer et résister aux pressions des multinationales et des lobbies qui tentent de conserver leur hégémonie. La France ne pourra à cet effet devenir un acteur mondial de l’internet intercontinental qu’en sortant de l’Union européenne, bien trop servile à l’égard des GAFAM.