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Interdiction des néonicotinoïdes : il faut aller beaucoup plus loin

Communiqué de presse de Mireille d’Ornano
Députée française au Parlement européen
Référente nationale à l’Ecologie.
 
 

L’interdiction votée vendredi par l’Union européenne de trois néonicotinoïdes tueurs d’abeilles est évidemment une avancée qu’on ne peut ignorer. Mais elle est infiniment trop timide au regard des enjeux en question.

 

En effet, ces insecticides sont la principale cause de la baisse massive de la population des abeilles sur le continent européen, ce qui a des conséquences très négatives sur la biodiversité.

 

Cette décision est nettement insuffisante : il existe d’autres néonicotinoïdes qui resteront autorisés et dont les effets dévastateurs sont répertoriés, comme le thiaclopride notamment. La France a quant à elle décidé d’interdire les néonicotinoïdes à partir de septembre 2018 et de ne plus accepter de dérogations en 2020. J’avais pour ma part proposé au Parlement européen un amendement prévoyant l’interdiction immédiate au niveau européen de tous les néonicotinoïdes, malheureusement non voté par une majorité de députés, du fait des pressions exercées par les lobbies.

 

Le manque d’indépendance des décisions prises au niveau européen explique leur dramatique faiblesse. Il est urgent d’agir contre les néonicotinoïdes, parce que la biodiversité se meurt rapidement.

 

Cet exemple le montre. Il est plus que temps d’organiser le départ de la France de cette machine absurde qu’est l’Union européenne afin de retrouver la possibilité de prendre des décisions efficaces et permettant la sauvegarde de l’environnement et de la vie sur terre.