Projet de loi sur l’alimentation et l’agriculture : un manque flagrant d’ambition.

Publié Publié dans Communiqués
Communiqué de presse des Patriotes :
 

 

Le projet de loi sur la réforme de l’agriculture et de l’alimentation a fuité ce matin. Les Etats Généraux de l’Alimentation ont accouché d’une souris. Et pourtant il y a urgence tant nos agriculteurs sont malmenés, tant notre secteur agro-alimentaire, vins, céréales et fromages exceptés, s’enfonce dans le déficit commercial, tant les Français sont demandeurs d’une agriculture plus saine.

 

Mais ce texte n’a aucune ambition. Il manque la cible en claironnant que le secteur de la production est trop éclaté alors même que le nombre de fermes en France continue de baisser dramatiquement et qu’il est impossible de faire une agriculture de qualité dans des méga-fermes. Il parie presque exclusivement sur une amélioration des contrats entre distributeurs et producteurs : cet objectif est totalement irréaliste tant qu’on laissera quatre centrales d’achat dominer la distribution en France. Qui plus est, un industriel a annoncé très récemment que si les prix d’achat de matières premières agricoles augmentaient, il serait obligé de se fournir moins cher à l’étranger. C’est difficile à entendre mais malheureusement normal quand on est dans la logique du tout marché, d’un marché ouvert aux quatre vents de la mondialisation.

 

On ne peut en revanche que saluer l’objectif de 20% de produits bio dans les cantines en 2022 en espérant que tout sera fait pour qu’il soit tenu : il s’agit malheureusement du seul article favorisant réellement une alimentation saine.

 

La direction que nous devons prendre est pourtant claire : reconquérir notre autosuffisance alimentaire, restaurer des prix décents, changer de modèle agricole.
Mais pour atteindre ces objectifs, il faut à l’évidence protéger nos paysans d’une concurrence internationale excessive en arrêtant d’obéir aux traités de libre-échange absurdes signés par l’Union Européenne en matière agricole avec les pays les moins-disant de la planète, interdire les revenus de misère grâce à des cours planchers à l’opposé de prix malmenés par les marchés internationaux.

 

A ces conditions, une Politique Agricole Française juste permettra de reconstruire notre agriculture, de flécher les subventions pour passer progressivement mais massivement à des pratiques agro-écologiques, au bio, à la permaculture, à un élevage à taille humaine privilégiant le bien-être animal. Tous les Français s’y retrouveront : les agriculteurs avec de meilleurs revenus, les consommateurs avec de meilleurs produits.

 

Ces mesures de Politique Agricole Française sont l’antithèse de la Politique Agricole Commune menée par Bruxelles, basée sur le tout marché, le gigantisme des exploitations, l’agriculture et l’alimentation mondialisée et son corollaire, la misère des paysans et la malbouffe : elles nécessitent à l’évidence le Frexit et non la pâle loi sur l’agriculture préparée par le gouvernement.

Nos forces de police équipées de smartphone japonais avec un système américain : jusqu’où ira le reniement du « Fait en France » ?

Publié Publié dans Communiqués

 

Communiqué de presse de Cyril Martinez

Référent national Numérique et Innovation

 

En 2016, Sony, entreprise japonaise, remportait l’appel d’offre lancé par la Gendarmerie nationale et la police nationale visant à équiper les policiers et gendarmes de téléphones de service. Cet appel d’offre laissait présager une coopération internationale entre l’entreprise publique Orange et le développeur japonais en vue de concevoir un équipement fait en France. Nous apprenions hier qu’il n’en sera rien.
 

Notre police et notre gendarmerie seront donc équipées dès 2018 de téléphones Sony Xperia X dont la conception est japonaise et la production faite en Chine. Ces téléphones seront également équipés d’un système d’exploitation américain (Android), comprenant de nombreuses failles sécuritaires qui ne sont plus à prouver.
 

Au demeurant, il est inquiétant qu’aucun industriel français n’ait été en mesure de proposer la production d’un smartphone pour équiper ceux qui assurent tous les jours notre sécurité. Dans une corporation aussi critique que l’armée et la police, il nous apparaît comme inconcevable que l’Etat n’ait pu mettre en avant le savoir-faire et les capacités industrielles de la France en matière de production téléphonique.
 

Ceci montre également ce qui se cache sous le vernis de la communication d’Emmanuel Macron. Hier encore à Davos, le président de la République vantait l’industrie numérique de la France et encourageait dans son discours à investir dans les entreprises françaises innovantes de la technologie et du numérique. Un discours qui semble sonner bien creux à la lumière de cette nouvelle.
 

Les Patriotes s’engagent, eux, à rétablir pleinement l’indépendance de la France en matière de Défense et à garantir la souveraineté numérique des institutions critiques. L’Etat doit redevenir un Etat stratège conscient des enjeux stratégiques de notre pays. Pour cela, il doit développer des partenariats solides avec les industries françaises, notamment en ne les abandonnant pas à la concurrence déloyale des marchés et à la mondialisation sauvage.