Calais : derrière la communication du gouvernement, la même impuissance publique et l’ultra-violence du terrain.

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Communiqué de presse de Florian Philippot
Député français au Parlement européen,
Président des Patriotes.

 

Les problèmes gravissimes causés par le chaos migratoire autour de Calais ne cessent de s’amplifier. Hier soir, des rixes d’une extrême violence (impliquant des armes à feu) entre groupes de migrants ont eu lieu, faisant de nombreux blessés dont deux policiers.

 

A l’évidence, la politique de M.Macron est aussi inefficace que celle de ses prédécesseurs. Toute la communication du monde, aussi habile soit-elle, ne parviendra pas à masquer la faiblesse de l’État et le laxisme du gouvernement, ni les réalités du terrain : insécurité, misère, violence, trafics…

 

Faute de volonté politique réelle, faute de moyens matériels et faute de mesures structurelles indispensables pour réguler fortement les flux migratoires, comme le retour de frontières nationales via le Frexit et l’abandon de l’Accord de Schengen, la situation à Calais ne sera jamais résolue. Les Patriotes appellent les Français à exiger une autre politique, qui implique nécessairement de retrouver les outils de notre souveraineté territoriale.

 

L’État de droit, disparu depuis des années dans le Calaisis, doit être rétabli au plus vite, pour la sécurité de tous ses habitants.

Fonction publique : attention danger !

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Communiqué de presse des Patriotes :

 

La loi Travail a passé à la moulinette de la précarité le secteur privé. Il semble bien que le gouvernement Macron se tourne désormais vers la fonction publique.
 

Il est de bon ton dans certains milieux de critiquer la fonction publique, elle est pourtant indispensable à la bonne marche de notre pays. Sans fonction publique de qualité, pas de services publics, pas d’Etat régulateur, chercheur, éducateur, aménageur, protecteur.
 

Il faut d’ailleurs souligner que de larges pans de notre fonction publique sont déjà dans une situation bien plus précaire que dans nombre de démocraties équivalentes, qu’on parle salaires, retraites, ou conditions de travail.
 

Le « plan de départs volontaires » annoncé hier par le ministre Darmanin doit donc alerter au plus haut point. Derrière, c’est l’ensemble du statut général de fonction publique qui pourrait être détricoté. Avec comme perspective un effrayant retour en arrière.

 

Qui choisira de partir en premier ? Ceux qui ont des perspectives certaines dans le privé, c’est à dire des hommes et des femmes d’une compétence tout à fait notable. La fonction publique a-t-elle intérêt à cela ? Non bien sûr. Et que se passera-t-il si peu choisissent de partir ? Faudra-t-il alors les faire partir en s’attaquant au statut de la fonction publique, ce qui nous ramènerait 100 ans en arrière ? On peut le redouter.
 

Comme sur la loi Travail, le gouvernement Macron se conforme ici aussi aux demandes de l’Union Européenne, qui veut une société du précaire et des États affaiblis.

 

La France a besoin d’un État agile, stratège, juste, capable de protéger et de se projeter dans l’avenir. On n’y arrivera pas avec une fonction publique démoralisée et précarisée.

Le rêve ottoman du président Erdögan est un cauchemar pour la paix.

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Communiqué de presse de Bertrand Dutheil de La Rochère

Référent national Les Patriotes à la Politique étrangère.

 

L’offensive turque en Syrie a pour objectif immédiat d’écraser une fois de plus les populations kurdes, quel que soit le pays où elles habitent. Mais elle a aussi pour finalité de permettre à la Turquie de se réintroduire au Moyen-Orient d’où elle a été chassée par la grande révolte arabe, il y a un siècle. Il apparaît de plus en plus nettement que le président Erdögan ne se veut pas le successeur d’Atatürk, le président de la Turquie démocratique et laïque, mais des sultans-califes ottomans.

 

Ce rêve hégémonique de retour en arrière ne peut que mettre le feu dans une région où déjà s’accumulent tant de problèmes gravissimes. En Turquie même, la remise en cause de la modernité laïque au profit d’un régime islamiste ne peut que susciter des inquiétudes. Elle aggrave la question alévie. Elle renforce la répression contre les Kurdes, qui ne sont pas des « Turcs des montagnes ». Elle se prolonge dans tous les pays d’Europe où vivent des ressortissants turcs encadrés par les services de la Diyanet, l’administration religieuse dont le siège est à Ankara.

 

Les Patriotes souhaitent l’ouverture, dans les meilleurs délais, d’une grande conférence internationale sur le Moyen-Orient. Il faut prendre en compte les conséquences du désastre que furent l’intervention américaine en Irak et une réactivité trop lente face aux succès islamistes en Syrie. Il faut contenir les rêveries ottomanes du président Erdögan et obtenir que la Turquie soit pacifiée. Il faut que tous les pays et toutes les communautés de la région puissent y trouver leur place dans la sûreté et la tranquillité. Sinon, une étincelle pourrait déclencher une catastrophe mondiale.