Bisphénol A : la commission environnement du Parlement européen avalise les projets délétères de la Commission européenne

Publié Publié dans Communiqués

Communiqué de presse de Mireille d’Ornano

Députée française au Parlement européen
Référente nationale à l’Ecologie

 

La commission environnement du Parlement européen a voté contre une objection au projet de règlement de la Commission européenne relatif à l’utilisation du bisphénol A dans les contenants alimentaires.

 

Cette objection visait à obliger la Commission à retirer ce règlement jugé beaucoup trop permissif dans le recours à ce produit, et proposait même de le réécrire afin d’en interdire définitivement l’usage.

 

En France, depuis le 1er janvier 2015, l’usage du bisphénol A est proscrit dans la composition de tous les contenants alimentaires (biberons, bouteilles, conserves, etc.). À l’initiative de notre pays, le bisphénol A a par ailleurs été classé par l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) comme « substance extrêmement préoccupante » dans le cadre du règlement REACh. L’objection proposée ce matin prenait d’ailleurs abondamment exemple sur les initiatives françaises.

 

Les risques sanitaires liés à l’exposition alimentaire au bisphénol A, notamment pour le nourrisson, sont désormais bien connus. Perturbateur endocrinien, le bisphénol A entraîne des effets néfastes sur la santé comme une augmentation du risque de diabète, de maladies cardiovasculaires, de cancer et de troubles de la reproduction.

 

Il est tout à fait regrettable que la commission environnement n’ait pas voté cette objection. On relèvera que les élus membres des principaux groupes de gauche et de droite n’ont pas soutenu cette objection, laissant ainsi la porte ouverte à la production dans les autres pays européens de contenants alimentaires exposant les consommateurs au bisphénol A.

 

C’est d’autant plus grave que les consommateurs français se fournissant en produits fabriqués dans d’autres pays de l’Union européenne seront exposés de facto au bisphénol A.

 

Les Patriotes sont partisans d’une très grande fermeté dans les mesures destinées à assurer la protection sanitaire des consommateurs. Ils rappellent une fois encore leur volonté de faire primer l’intérêt général de nos concitoyens.

Déficit commercial français dans le rouge vif : le CICE nettement moins efficace qu’une dévaluation pour améliorer la compétitivité

Publié Publié dans Communiqués
Communiqué de presse des Patriotes
 

 

A 59 milliards d’euros sur les 11 premiers mois de l’année, le déficit commercial de la France s’enfonce dans les profondeurs malgré des conditions favorables : un pétrole plutôt bon marché et un euro plutôt bas vis-à-vis du dollar pour 2017. Pire, l’excédent du commerce des services fond comme neige au soleil.

 

Notre base industrielle continue malheureusement à s’éroder sous l’effet d’une ouverture déraisonnable et d’une monnaie trop chère. Notre avantage concurrentiel dans les services est lui aussi en train de disparaître.

 

Comme l’avait montré l’étude du FMI, l’euro est trop cher pour la France de 6% et trop faible pour l’Allemagne de 15%. Fort de cet excès de compétitivité, l’Allemagne engrange des excédents commerciaux gargantuesques avec la France : de l’ordre de 17 Milliards d’euros par an.

 

Le CICE de Hollande-Macron n’a permis de gagner que quelques pourcentages de compétitivité pour un coût démesuré de 40 milliards d’euros. Une monnaie nationale adaptée, moins chère de 15%, permettrait à l’industrie française de gagner d’un coup 15% de compétitivité et donc des parts de marché à l’exportation à peu de frais. C’est ce qui se passe au Royaume-Uni où la baisse de 15% de la Livre Sterling permet à l’économie britannique de reconstruire sa base industrielle.

 

C’est aujourd’hui ce qui manque à la France. Seuls Les Patriotes défendent cette mesure nécessaire. Accompagnée d’un protectionnisme intelligent, d’une commande publique privilégiant nos entreprises comme le font la majorité des pays du monde et d’une véritable politique industrielle, cette politique économique permettrait à la fois de revenir à l’équilibre commercial et de reconstruire notre industrie, conditions du plein emploi et de la prospérité. Le salut de la France est bien dans le Frexit.