Glyphosate : la Commission laisse les industriels à la manœuvre !

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Communiqué de presse de Mireille d’Ornano

Référente nationale à l’Ecologie,
Députée française au Parlement européen.
 

Hier, la Commission européenne a formellement adopté le texte approuvant le renouvellement de l’autorisation du glyphosate pour 5 ans, suite au vote des 27 Etats membres. Nous avions fermement combattu cette décision, le glyphosate étant considéré comme « cancérogène probable » par le Centre international de recherche sur le cancer, et des méthodes de substitution existant.

 

La Commission a par ailleurs fait preuve d’une légèreté saisissante dans les réponses qu’elle a données le même jour à l’Initiative citoyenne européenne « Stop glyphosate », en particulier s’agissant de l’intégrité des décisions prises par les agences européennes chargées d’évaluer la dangerosité des produits. On sait pourtant que l’EFSA (l’agence européenne de la sécurité alimentaire) a largement utilisé des études financées par les industriels pour étayer son approbation du glyphosate. La Commission a balayé les inquiétudes exprimées par la société civile, a refusé de n’autoriser que les études menées à l’initiative des pouvoirs publics et s’est contentée d’évoquer de futures mesures à venir pour renforcer « la gouvernance dans la conduite des études » menées par les industriels.

 

En somme, tout laisse à penser que le lobbying intensif des industriels et leur capacité à influencer les décisions des agences européennes soi-disant « indépendantes » pourront continuer comme si de rien n’était. Cela laisse pantois quand on connaît les ravages causés par les produits qui restent autorisés.

 

Les Patriotes réclament l’interdiction immédiate du glyphosate, avec un délai d’un ou deux ans laissé aux agriculteurs pour s’adapter. Ils insistent sur l’urgence pour la France de recouvrer son indépendance face à l’Union européenne, afin de retrouver la liberté de prendre les mesures favorables à l’intérêt du peuple, et notamment de son intérêt sanitaire.

Climat : Macron reprend les habits d’enfumeur public.

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Communiqué de presse de Florian Philippot
Député français au Parlement européen,
Président des Patriotes.

 

Emmanuel Macron est au climat ce que Nicolas Sarkozy était à la sécurité ou à l’immigration : un enfumeur public.

 

Alors que s’ouvre aujourd’hui près de Paris un nouveau sommet sur le climat, le Président de la République s’agite, pointe du doigt le président américain, occupe à bon compte l’espace médiatique mais concrètement ne fait rien. Pire, il aggrave même toutes les politiques nocives pour le climat et l’environnement, à commencer par les traités de libre-échange négociés par Bruxelles (CETA, JEFTA, etc.).

 

Ce que les Français attendent pour le bien de la planète c’est une politique ambitieuse de relocalisation des industries et des services, de développement des circuits courts et de soutien à la filière des énergies propres. Une telle ambition suppose bien entendu d’avoir les mains libres, de maîtriser tous les leviers de notre politique économique (monnaie, budget, commerce) et donc de se libérer de l’Union européenne qui, pour l’heure, n’autorise même pas le Président de la République à interdire en France un simple herbicide comme le glyphosate.

 

Les Patriotes sont le seul mouvement à proposer cette transition écologique en se donnant les moyens d’une action efficace, par un retour de notre pleine et entière souveraineté dont le premier acte sera de retirer la France des traités de libre-échange du type CETA et JEFTA.

 

Les mouvements de bras et les paroles creuses d’Emmanuel Macron ne peuvent satisfaire que ceux qui font semblant d’agir pour ne rien changer, à savoir les grands groupes et la finance internationale, pour qui ces sommets ne sont que l’occasion de s’acheter une bonne conscience et d’endormir les opinions publiques.