Pour que la crise séoudienne n’embrase pas le Moyen-Orient

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Communiqué de presse de Bertrand Dutheil de La Rochère

Référent national Les Patriotes à la Politique étrangère,

Conseiller régional d’Île-de-France.

 

L’Arabie Séoudite vient de subir un échec. En contraignant le Premier Ministre du Liban à démissionner, elle pensait provoquer les chiites et déclencher dans ce pays des affrontements communautaires. Le contraire s’est produit. Les Libanais ne sont pas tombés dans le piège. Ils ont montré leur unité afin d’éviter une nouvelle guerre civile. Pour éviter que le prince héritier séoudien perde la face, la France accueille donc pour quelques jours Saad Hariri. Mais, au-delà de cette affaire libanaise qui est loin d’être réglée, se pose la question de la stabilité de l’Arabie Séoudite. L‘arrestation de dizaines de notables du royaume, y compris des princes, montre que la situation est pour le moins trouble.

 

Comme toujours, dans une monarchie au mode de succession adelphique, se pose le délicat problème du changement de génération. Désormais, le trône ne peut revenir qu’à un descendant de l’un des cinquante-trois fils d’Ibn Séoud. À cette question dynastique, s’ajoute une inquiétude structurelle. Depuis des décennies, le pays a vécu dans le gaspillage d’une rente pétrolière qui semblait inépuisable. Pour que son économie devienne solide, il faut une mutation de grande ampleur qui ne peut que porter atteinte aux intérêts de profiteurs et autres parasites. Le prince héritier semble vouloir la mener, non sans risque. Agiter une menace extérieure lui permet de détourner l’attention, mais avec une possibilité d’emballement incontrôlable. Puisque, selon la tradition wahhabite, le chiisme est le suprême péril, l’Iran, le Yémen, le Sud-Liban et quelques autres font fonction de boucs-émissaires naturels. De plus, comme depuis la rencontre entre Roosevelt et Ibn Séoud, sur le USS Quincy, le 14 février 1945, les pétrodollars inondent les États-Unis, le soutien américain semble assuré.

 

Les Patriotes demandent au Président de la République française d’agir pour que cette situation délicate ne se transforme en engrenage fatal. Afin de permettre la médiation de la France, il convient de maintenir l’équilibre entre sunnites et chiites, sans s’aligner sur les États-Unis qui ont un contentieux ancien avec l’Iran. Dans l’immédiat, il faut faire pression pour que s’arrêtent les massacres au Yémen. Évidemment, la préservation de la souveraineté du Liban reste un impératif non négociable. Enfin, l’éradication des bases du terrorisme islamiste au Moyen-Orient doit être un objectif majeur de la France.

Lettre de Florian Philippot au président de la République

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Communiqué de presse des Patriotes

 

Une lettre à l’attention du président de la République est déposée ce jour au Palais de l’Elysée.

 

Signée par Florian Philippot, elle porte sur les conditions de la consultation organisée par la présidence de la République sur la refondation de l’Union européenne et la réforme du mode de scrutin aux élections européennes.

 

Copie de la lettre sur le lien suivant :