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Réaction de Florian Philippot à l’allocution du président de la République

(Communiqué)

Réaction de Florian Philippot à l’allocution du président de la République

Le président de la République s’est contenté de généralités et d’un cadrage très général qui ressemble à un plan encore bien bancal : nous aurons des masques, les commandes ont été passées (sic), nous ferons des tests, et nous ferons des recherches pour les vaccins et les traitements. On ne sait pas trop comment, mais c’est ce qu’il promet.
Mais ces mêmes promesses nous ont déjà été faites tant de fois, et tant de fois nous avons compris que ces promesses étaient des mensonges. Nous n’avons pas confiance dans ce président.

Il commet par ailleurs une énorme erreur. Ce n’est pas à partir du 11 mai qu’il faut porter des masques, tester et isoler les malades. C’est dès maintenant. Car il faut casser l’épidémie, et raccourcir le confinement au maximum. Rien ne se fera encore avant un mois. Il faut pourtant agir et cesser de bavarder !
Ce n’est pas à partir du 11 maiqu’il faut commencer à porter des masques, tester, isoler les malades et les traiter : c’est maintenant !

La vérité est que nous n’avons probablement toujours pas de masques, toujours pas de tests. Le confinement, désormais interminable et évidemment douloureux, est la seule solution dans cette situation de pénurie totale. Elle est digne du Moyen-Âge, elle est misérable. Nous sommes l’un des pays largement les plus touchés par cette épidémie, bien devant la plupart des pays pauvres, souvent mieux organisés. Quelle terrible relégation.
Cette posture purement défensive nous conduira à un cataclysme économique. Le mois supplémentaire de confinement dans lequel nous nous lançons nous enfoncera face à l’Allemagne qui elle déconfine déjà et va vite repartir, nous ignorant loin derrière.

Ce président enfin rêve totalement quand il parle de solidarité européenne et de la réponse européenne à la crise. La colère française, comme la colère italienne, est immense face à l’Union européenne. C’est elle qui nous a mis où nous sommes, en ratiboisant nos services publics et notamment l’hôpital. C’est au nom de l’austérité européenne que nous n’avons pas commandé de masques. C’est à cause de l’Union européenne et de l’euro que nous avons détruit notre industrie nationale et nous retrouvons nus devant l’épidémie. Il faudra sortir de l’Union européenne et non nous y enfoncer.

Ce président a beau philosopher, comme à son habitude, sur le monde d’après, nous n’avons que faire de son bavardage mielleux tant que rien de concret et de vraiment différent n’émerge. Nous lui rappellerons qu’il est l’incarnation du monde d’avant, et qu’il devra très vite partir. Lui et toute sa clique.
Nous ne pourrons pas reconstruire la France, une France véritablement souveraine et forte, avec les gens qui ont conduit à sa destruction.