Réaction de Florian Philippot à l’interview du président de la République

Communiqué de presse de Florian Philippot
Député français au Parlement européen,
Président des Patriotes.

 

Sur la forme, il faut regretter que cette interview se soit à de nombreuses reprises transformée en une guéguerre d’égos entre Edwy Plenel et Emmanuel Macron. Cela n’aura servi ni la dignité de la fonction présidentielle ni la compréhension que peuvent avoir les Français des grands problèmes de la Nation.

 

Confronté aux scandales sociaux causés par sa politique, Emmanuel Macron s’est plusieurs fois montré agacé, manifestement insensible à la colère du peuple. C’est la posture typique du technocrate, trop sûr de ses dogmes, et insensible à la réalité vécue par les gens.

 

D’ailleurs, sur le fond, on a vu le président s’enfermer une fois de plus dans ses obsessions libérales. Il est toujours animé par cette croyance du “premier de cordée” : baisser l’impôt des plus privilégiés, taxer le travail plus que le capital, baisser les revenus des retraités… tout cela est censé profiter à tout le monde. Mais ce n’est pas parce que le président raconte à chaque interview ces mêmes balivernes que les Français vont y croire.

 

La question européenne a été soigneusement occultée, de manière systématique. C’est elle pourtant qui nous force à l’austérité, à la disparition de nos services publics, à la libéralisation du rail, etc. La seule évocation du sujet a amené le président à parler une nouvelle fois de la « souveraineté européenne », comme s’il pouvait exister une souveraineté sans peuple, c’est absurde et contraire à tout principe démocratique.

 

En matière d’islamisme et de terrorisme, Emmanuel Macron est comme d’habitude resté dans le constat sans proposer aucune solution. Il reste particulièrement laxiste sur les fichés S étrangers qu’il faudrait pourtant pouvoir expulser.

 

Tous sujets confondus, on est au final frappé par l’autosatisfaction permanente de ce président qui ne vit manifestement pas dans le même pays que les Français.