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Rémunération des actionnaires : le rapport choc qui démontre que le ruissellement n’existe pas.

Communiqué de presse de Florian Philippot
Député français au Parlement européen,
Président des Patriotes.

 

Un rapport d’Oxfam paru dans la presse aujourd’hui montre l’explosion de la rémunération des actionnaires (dividendes) et des dirigeants des grosses entreprises françaises depuis 2009. Les chiffres sont absolument considérables. La part des bénéfices réservée aux investissements est très faible (en moyenne 27% sur la période 2009-2016), celle réservée aux salariés absolument dérisoire (un peu plus de 5%), tout le reste allant dans la poche des actionnaires.

 

Les plus fortunés sont donc deux fois gagnants ! Par l’explosion de leurs rémunérations en tant que PDG ou actionnaires d’une part, par la fiscalité mise en place par Emmanuel Macron d’autre part (exclusion de l’ISF du patrimoine financier, flat-taxe à 30%, suppression de l’exit-taxe, etc.). Autrement dit la fiscalité, dont l’objectif est normalement de permettre un plus juste partage des richesses, non seulement ne corrige rien, mais de surcroît aggrave les inégalités, car dans le même temps celle-ci augmente pour les classes populaires et moyennes.

 

On le voit, la théorie du ruissellement chère à Macron n’est qu’une vue de l’esprit. Il n’y a aucun ruissellement, pas même du goutte à goutte, mais un énorme barrage bâti par les plus fortunés pour capter l’ensemble de la richesse produite.

 

Lorsque l’on voit que la part des dividendes versés par les grosses entreprises françaises est parmi les plus élevées du monde, on se dit qu’il faut mettre un terme à cette spécificité française aussi injuste socialement que néfaste économiquement.

 

Les Patriotes proposent qu’une loi visant spécifiquement les sociétés du CAC 40 (qui assureront ainsi l’effet d’entraînement), limite la part des bénéfices consacrés aux dividendes au seuil maximal de 50% et fixe celle consacrée à la participation des salariés au seuil minimal de 20%. En outre, une fiscalité progressive sur les grosses entreprises devra inciter ces dernières à atteindre le partage des bénéfices en 3 tiers équivalents (1/3 aux actionnaires, 1/3 aux salariés, 1/3 aux investissements) pour plus de justice et d’efficacité économique.