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Un plan pour l’hôpital public qui se limite à des miettes et des rustines : très insuffisant !

Un plan pour l’hôpital public qui se limite à des miettes et des rustines : très insuffisant !

Communiqué de Florian Philippot.

Le plan pour l’hôpital public annoncé ce matin manque cruellement d’ambition concernant un aspect fondamental de la crise actuelle : la faible reconnaissance pour les métiers hospitaliers. Ainsi, au lieu de revaloriser les traitements des professions médicales et paramédicales, qui en France sont parmi les plus mal payées des pays industrialisés, le gouvernement égraine une série de petites primes. Par exemple même pas 70 euros par mois pour 40 000 infirmiers : des miettes ! Et ne sont concernées que les personnes travaillant à Paris et en petite couronne…
C’est très insuffisant. Il aurait mieux valu une vraie augmentation du point d’indice pour tous.

Concernant la dette de l’hôpital public, elle s’explique en large partie par l’autonomie financière grandissante des hôpitaux, qui ainsi ont été obligés de se financer à des taux d’intérêt plus élevés que n’aurait pu le faire l’Etat. Il faut donc evenir sur cette autonomie financière excessive, pensée comme un préalable implicite à la privatisation dans bien des cas.

Enfin, les problèmes relatifs à l’engorgement des urgences et à la multiplication des déserts médicaux, qui contribuent à encombrer l’hôpital public, ne sont pas traités : c’est un manque très regrettable.
Au final, malgré quelques miettes et quelques rustines ici et là, le gouvernement ne répond pas à la crise de l’hôpital public, pour une raison principale : son souhait de continuer à obéir à la politique d’austérité exigée par l’Union européenne.